De l’équipement neuf pour bien déneiger la piste de l’aéroport de Charlo

L’aéroport de Charlo vient de recevoir un montant de 669 750$ de la part du gouvernement fédéral afin de remplacer certaines pièces d’équipement servant au déneigement de ses pistes.

Ce montant servira à l’achat d’une souffleuse, d’un chasse-neige, d’un épandeur à matières sèches ainsi que d’un instrument de mesure du coefficient de frottement, une donnée précieuse pour les pilotes l’hiver.

Les engins que l’on remplace dateraient des années 80.

«Ils sont encore fonctionnels, mais on commençait à mettre pas mal d’argent dessus afin de les garder en bon état. Avec de l’équipement neuf, ce sera beaucoup plus facile pour nos employés de déneiger la piste et de la maintenir aux normes», explique le maire de Charlo, Denis McIntyre.

Aux dires de la directrice générale de la Régie régionale aéroportuaire de Charlo, Stéphanie Clark, le dernier hiver a été particulièrement dur sur les appareils de déneigement, ce qui ajoute à l’urgence d’investir dans leur remplacement.

«Nous avons eu des bris, mais cela n’a heureusement pas affecté nos opérations. Nous n’avons pas eu d’interruption de service, ce qui est important surtout lorsqu’on sait à quel point notre piste est utilisée fréquemment par l’ambulance aérienne. Ce remplacement nous permettra ainsi de maintenir un niveau de sécurité optimal sur notre piste», souligne-t-elle.

L’investissement a été effectué en vertu du Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires, programme qui vise à aider les plus petits aéroports à procéder à entretenir leurs infrastructures et équipements. Celui-ci a été confirmé vendredi par le député de Madawaka-Restigouche, René Arseneault, pour qui cet aéroport revêt une importance toute particulière.

«Non seulement il s’agit d’une infrastructure très importante pour le développement de la région, mais mon père en a été le directeur pendant de nombreuses années. J’y ai également travaillé lorsque j’étais étudiant. Il fut un moteur économique important à une certaine époque, il l’est toujours, et il a encore un très bel avenir devant lui», a-t-il lancé à l’auditoire, ajoutant même avoir lui-même participé à la création du logo à l’époque.

L’achat de la machinerie se fera au cours des prochains mois à la suite d’un appel d’offres qui sera déclenché par Transports Canada.

Ambulance aérienne

Tout juste avant l’annonce du gouvernement fédéral, l’ambulance aérienne a décollé de l’aéroport avec un patient à son bord. En fait, son utilisation depuis le début de l’année est substantielle. En comparaison avec 2017 (à pareille date), on parle d’une augmentation de 55% du nombre d’atterrissages. Il va de soi que de tels chiffres relancent le débat sur la pertinence d’avoir cet appareil basé dans le nord de la province plutôt qu’à Moncton comme c’est le cas actuellement.

«Le dossier est toujours sur mon bureau, on n’a pas abandonné l’idée, loin de là. Avoir un avion-ambulance basé ici en permanence semble logique, car la majorité des vols est destinée au nord de la province vers le sud – là où se trouvent les spécialités en médecine -, et non le contraire», mentionne Mme Clark.

Président de la Commission de services régionaux du Restigouche, Michel Soucy estime pour sa part que cette augmentation ne fait qu’apporter plus de poids à la requête répétée des élus de la région.

«On a moins parlé de ce dossier dernièrement, mais notre position n’a pas changé, c’est toujours ce que l’on souhaite. C’est certain que serait bon pour notre aéroport d’avoir un locataire permanent de ce calibre, mais il s’agit d’abord et avant tout d’une question de santé et de sécurité pour nos citoyens et ceux du nord de la province», estime M. Soucy.

Présent à l’annonce, le ministre libéral et député de Restigouche-Ouest, Gille LePage, a concédé qu’il suivait de près le dossier.

«C’est toujours difficile d’enlever quelque chose qui a été donné à un autre endroit. Cela dit, si les chiffres sont là et que c’est le souhait de la régie (aéroportuaire) et des élus du Restigouche, je n’aurai aucune hésitation à défendre cette position», a-t-il confié.