Hells Angels: l’arrestation d’une enseignante a secoué Bathurst

Une enseignante de sciences de l’école primaire Place-des-Jeunes, à Bathurst, avec des liens présumés avec Hells Angels, a été accusée de trafic de cocaïne, mettant en lumière la lutte difficile du nord du Nouveau-Brunswick avec les gangs de motards criminalisés et les drogues illicites.

Julie Michaud, également enseignante de français à cette école, qui accueille des élèves de la 6e à la 8e année, est l’une des neuf personnes arrêtées à la suite d’une vaste enquête contre les présumés complices du fameux gang de motards et leurs activités liées à la drogue.

Le fait qu’une enseignante se retrouve au coeur d’un long combat dans la région contre les activités des clubs de motards criminels semble avoir secoué cette communauté soudée.

Une porte-parole du District scolaire francophone du Nord-Est a déclaré que des services de soutien ont été offerts à l’école de Bathurst la semaine dernière pour les étudiants et le personnel touchés par cette arrestation.

Annie LeBlanc-Levesque a confirmé que Mme Michaud est actuellement absente de la salle de classe, mais elle ne dit pas si l’enseignante a été suspendue en attendant l’issue de l’affaire contre elle.

L’enseignante de 35 ans d’Allardville, une petite communauté rurale située au sud de Bathurst, a été libérée sous certaines conditions et devrait comparaître en cour le 28 mai.

L’enseignant de 7e et de 8e année a été accusé de six crimes, y compris blanchiment de produits de la criminalité et possession de cocaïne dans le but d’en faire le trafic.

Les neuf arrestations de la semaine dernière ont été le point culminant d’une enquête de la GRC de près de 18 mois baptisée «Opération J-Thunder» qui s’est attardée sur le trafic de cocaïne le long de la frontière du Québec et dans le nord du Nouveau-Brunswick.

«Il y a des gangs de motards hors-la-loi au Nouveau-Brunswick et cette enquête est un exemple de nos efforts pour perturber et démanteler le crime organisé», a mentionné la caporale Jullie Rogers-Marsh de la GRC.

«Les clubs de motards criminels ne sont pas limités par les frontières et c’est pourquoi il est important que ceux qui appliquent la loi travaillent ensemble», a-t-elle ajouté, notant que la GRC du Nouveau-Brunswick a collaboré avec la Sûreté du Québec.

Les arrestations au Nouveau-Brunswick ont ​​coïncidé avec plus de 60 arrestations liées aux Hells Angels au Québec – y compris un policier de la région de Montréal – dans le cadre d’efforts plus vastes visant à contrecarrer les activités des gangs de motards criminalisés.

L’enquête sur le trafic de cocaïne dans la Péninsule acadienne et dans les comtés de Restigouche, Madawaska et Victoria a débuté en novembre 2016.

La police a saisi environ 900 000$ et 5,5 kilogrammes de cocaïne au cours de l’enquête de 18 mois.

Les enquêteurs ont déterminé que les drogues étaient liées aux Hells Angels du Québec.

Les membres de la GRC ont travaillé avec le service de police d’Edmundston et ont échangé des renseignements avec la Sûreté du Québec pendant l’enquête.

Les Hells Angels exercent une influence considérable sur le lucratif marché de la drogue et sont un problème récurrent dans l’est du Canada depuis des années.