Des élèves de l’École secondaire Népisiguit racontent leur francophonie

19 élèves de l’École secondaire Népisiguit travaillent à la production de récits numériques sur la thématique «Raconte-moi ta francophonie» qui seront présentés à la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie, qui aura lieu à Bathurst, du 22 au 25 mai.

Ce projet, chapeauté par l’Office national du film du Canada (ONF), a pour objectifs d’initier les élèves aux concepts de référents culturels dans une communauté à minorité linguistique. Ils apprennent également les différentes étapes de production d’un récit numérique. David Fabregas, réalisateur à l’ONF, mentionne que les élèves doivent raconter une histoire qui concerne la francophonie.

M. Fabregas fait savoir que les élèves abordent plusieurs sujets dans leurs récits, dont la fête nationale de l’Acadie (15 août) et l’environnement.

«J’ai remarqué que les jeunes aiment la nature du fait de la proximité de la mer. Plusieurs d’entre eux viennent de familles de pêcheurs. Je trouve qu’ils sont très conscients du respect de l’environnement.»

Bianca Fournier, élève de la 10e année déclare que c’est une excellente opportunité de participer à cet atelier avec les réalisateurs de l’ONF. C’est sur la nature et la pollution que Bianca Fournier a choisi de faire son récit numérique.

«Je veux sensibiliser, à travers mon projet, plusieurs personnes à la protection de la nature. En participant à cet atelier, j’ai appris des aspects techniques, dont le montage vidéo.»

Pour sa camarade de classe, Olivia Landry, c’est la politesse acadienne qu’elle a décidé de présenter au reste de la francophonie.

«J’explique à travers mon récit que les Acadiens sont très polis et respectueux des autres cultures. Cet atelier m’a permis d’approfondir mes connaissances en montage vidéo. J’essaye de faire de mon mieux pour que mon récit soit parmi les meilleurs.»

Plusieurs critères seront évalués pour choisir les récits numériques qui seront présentés à la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie. M. Fabregas estime que la qualité et l’intérêt des récits présentés seront déterminants dans les choix.

«Je pense que nous allons choisir une dizaine de récits numériques. Par exemple, nous allons choisir un seul récit de la fête acadienne.»

L’enseignante Samantha Comeau est d’avis que cet atelier contribue à développer le sentiment d’appartenance de ses élèves à leur langue et à leur culture. Elle déclare que l’aspect technologique de cet atelier est également important.

«La technologie est changeante et c’est important que nos élèves soient bien outillés.»