Judiciaire: retour à la case départ pour Claude Bernard

Contestant à la dernière minute les faits qui lui sont reprochés, l’homme accusé de s’être barricadé dans une résidence de Dalhousie, en janvier, a vu sa séance d’imposition de la peine être coupée court par la juge.

Claude Bernard devait initialement subir son procès en mars dernier.

Ce dernier est notamment accusé d’entrée par effraction, de possession de stupéfiants, d’avoir proféré des menaces de mort, de méfaits et de non-respect de conditions faites à un juge.

Il s’était barricadé dans une résidence de la rue Goderich pendant plusieurs heures, ce qui avait forcé la fermeture d’un secteur de la ville et monopolisé plusieurs membres de la GRC puisqu’on le croyait alors armé.

Avant le début des procédures par contre, l’homme de 48 ans avait finalement décidé de plaider coupable aux accusations portées contre lui, évitant du coup un procès.

Lundi, il était de retour au palais de justice afin de recevoir sa sentence. Après avoir pris connaissance (et accepté) son rapport présentenciel et entendu les faits énoncés par la Couronne, l’individu a toutefois surpris tout le monde en révisant à nouveau sa position, affirmant que les événements ne s’étaient pas déroulés tel que décrits par la Couronne.

Par l’entremise de son avocate, il a demandé à la Cour de subir une évaluation psychiatrique, attestant ne pas avoir été pleinement conscient au moment des infractions.

Il dit, entre autres, être atteint de problèmes de santé mentale et allègue ne pas avoir pris sa médication cette journée. Cette demande lui a été refusée par la juge Suzanne Bernard, insistant plutôt sur le fait qu’il avait plaidé coupable de façon volontaire aux infractions.

Face à ce revirement de situation soudain, les procureurs responsables du dossier (l’un provincial et l’autre fédéral) ont eu du mal à cacher leur irritation.

Il faut dire que ceux-ci s’étaient entendus préalablement avec la défense sur l’abandon de certaines accusations ainsi que sur la peine suggérée. À la lumière de ce développement, ils ont carrément retiré ces offres.

Pour sa part, l’avocate de l’accusé a évoqué un bris de confiance irrémédiable avec son client pour justifier son retrait du dossier.

Claude Bernard devra donc revenir en Cour le 31 mai avec un nouvel avocat. On devra alors choisir une date ultérieure où effectuer une audience sur les faits et déterminer s’il y a matière à accepter ce nouveau changement de plaidoyer.