Campbellton tente de redynamiser son centre-ville

Comme c’est le cas pour de nombreuses municipalités, Campbellton tente depuis longtemps de redonner un peu de lustre à son centre-ville.

Selon la mairesse de Campbellton, Stéphanie Anglehart-Paulin, la formule du cherche et trouve (seek and find) – qui consiste à tenter d’attirer des entreprises afin qu’elles s’implantent dans son centre-ville – s’est avérée infructueuse jusqu’à présent.

«Ça fait des années qu’on essaye et ça ne fonctionne pas. On doit changer notre approche», exprime-t-elle.

Selon elle, la formule qui aurait donné davantage de résultats à l’intérieur d’autres communautés, c’est de commencer par redynamiser le centre-ville, soit le rendre attrayant, faire en sorte qu’il s’y passe des activités, que la population y habite.

«Si on réussit ça, par la suite on va réussir à attirer des commerces. Et non l’ordre inverse», croit la mairesse.

Afin de l’accompagner dans ses démarches, le conseil municipal vient d’accorder la phase I de la revitalisation de son centre-ville à la fondation québécoise Rues Principales, un contrat d’une valeur de 47 000$.

Cette première phase consiste surtout en la cueillette de données visant à mieux comprendre la dynamique du centre-ville, tel qu’identifier la clientèle et l’offre de services. S’ensuivra la mise en œuvre d’un plan de réaménagement.

«À titre d’exemple, le consultant a déjà pointé le fait que nous n’avions pas de trottoir entre la rue Water et notre Plaza du saumon, notre site touristique le plus visité. Ça n’aide certainement pas à attirer les gens dans notre centre-ville et c’est quelque chose que l’on peut corriger quand même rapidement», dit Mme Anglehart-Paulin.

Rues principales se spécialise en aménagement et marketing du territoire. L’organisation travaillera de concert avec un comité composé d’intervenants locaux ainsi que de l’organisme Campbellton Centre-Ville. En tout, trois phases de développement ont été proposées à la Ville. Cette dernière ne s’est compromise que pour une à ce stade-ci.

«On veut attendre de voir ce que ça va donner comme résultat avant d’aller plus loin. Cela dit, on est déterminé à changer notre centre-ville, à l’améliorer. On dépense quand même près de 50 000$ dans l’aventure cette année, c’est un gros montant pour une petite ville comme la nôtre. Ça démontre bien notre volonté d’aller de l’avant dans ce dossier», ajoute la mairesse.

À noter qu’il n’est pas question pour le moment d’inclure une portion d’amélioration physique des édifices comme, par exemple, l’embellissement des façades.

La cueillette de données s’effectuera au cours des prochains mois. Les suggestions devraient commencer à affluer au courant de l’automne et le scénario de revitalisation concret, lui, devrait être soumis d’ici la fin de l’année.