Le club Richelieu Edmundston verse 76 000$ à la communauté

Même s’il en est à sa 67e année d’existence, le club Richelieu Edmundston ne semble pas vouloir s’essouffler et ralentir la cadence, bien au contraire.

L’organisme, dédié principalement à l’épanouissement de la francophonie et de la jeunesse, en a fait une fois de plus la preuve en remettant plus de 76 000$ sous forme d’engagements et de dons en argent à divers organismes du Madawaska.

Plus d’une vingtaine d’organismes communautaires et œuvres de bienfaisance de la région d’Edmundston profiteront ainsi cette année de la générosité du club Richelieu.

La liste de ces organismes et oeuvres qui vont en bénéficier en 2018 à été dévoilée mardi soir, au Centre des congrès d’Edmundston, dans le cadre du désormais traditionnel souper annuel de remise des dons.

Le programme Ami(e)s pour la vie de la Cité des jeunes A.-M. Sormany a récolté une bonne part du gâteau offert par le Club Richelieu, avec une somme de 47 000$ remise sous forme de cadeaux, de prix de participation aux étudiants, de bourses d’étude et de divers autres prix.

La station radiophonique communautaire CFAI-FM, diffuseur du bingo Richelieu, recevra pour sa part d’ici la fin du mois de mai un montant minimal de 5000$.

«J’aime le concept du souper de remise des dons, car en une seule soirée j’ai pu rencontrer une vingtaine d’organismes et échanger avec plusieurs d’entre eux. C’est une situation idéale pour une radio communautaire comme la nôtre», a indiqué Pierre Bourque, le directeur général de la station, tout en qualifiant l’aide financière de précieuse.

Plusieurs familles et jeunes démunis de la région d’Edmundston pourront quant à eux profiter du programme Les sacs d’école Richelieu, alors que 5000$ seront mis à la disposition de différentes écoles afin de combler les besoins en matériel scolaire d’une soixantaine d’élèves.

Question de mettre en valeur sa mission principale qui est l’aide à la jeunesse et de lui permettre d’offrir des services d’animation de qualité, l’Association scouts de Saint-Basile a reçu une aide financière de 500$.

«Les jeunes ont évolué, le mouvement scout aussi. C’est pour ça que nous sommes encore là après tant d’années», a affirmé Yvan Pelletier, le président des scouts.

Seul club de service se déroulant en français, le club Richelieu a décidé de poursuivre sa mission de promotion de la francophonie.

L’organisme a ainsi octroyé plusieurs bourses d’études à des finissants de la Cité des jeunes A.-M. Sormany, en plus de s’impliquer financièrement dans la Semaine de la fierté française et auprès du Salon du livre d’Edmundston.

Même si tous conviennent que la contribution des Richelieu au salon littéraire est sommes toute assez minime, celle-ci revêt quand même une certaine importance.

«C’est un don qui permet aux jeunes d’assister gratuitement aux activités du salon», illustre Jean-Claude d’Amours, le coprésident de l’évènement.

La soirée organisée par le club Richelieu Edmundston a été parsemée de témoignages parfois émouvants.

«On ne parle jamais assez de la violence sexuelle qui se vit dans nos communautés», a entre autres affirmé devant les convives Karine Bujold, de la maison d’hébergement pour femmes l’Escale MadaVic, tout en allant cueillir un chèque de 1500$.

Les organismes Atelier RADO, Foi et Lumière, Parrainage Tier Monde, Village des Sources ResMaVic, Jeux de l’Acadie Madawaska-Victoria, Pro-Jeunesse, Association d’intégration communautaire Edmundston Madawaska, Sistema et les P’tits violons de Mgr Lionel Daigle sont également les bénéficiaires d’une aide financière des Richelieu.

S’ajoute de plus à la longue liste les programmes et projets Sourires de Noël, Le Maillon, Je bouge… J’apprends, Au-delà des différences et celui de l’éducation musicale de l’école Notre-Dame.

Un club Richelieu centenaire? Oui c’est possible

Le club Richelieu Edmundston a été fondé en février 1951. Son histoire est riche, alors que sa mission est fort simple.

«Sa mission, c’est la jeunesse», résume en quelques mots seulement Jacques G. Albert, un Richelieu de longue date.

Comme n’importe quel organisme ou société, les Richelieu ont évolué au fil des ans.

Ainsi les femmes sont admises au sein du club depuis une quinzaine d’années.

«On s’adapte aux nouvelles réalités, je crois bien que ça va permettre de célébrer un jour notre 100e anniversaire», a pour sa part affirmé Gilbert Bérubé, le président des Richelieu.

Même s’il souhaiterait un nombre de membres un peu plus élevé dans les rangs, celui-ci ne doute aucunement de la mission à accomplir et de l’apport des Richelieu à la communauté.

«Je suis toujours emballé d’entendre des témoignages qui démontrent que nous faisons de belles choses. Sans les Richelieu, il y’a des organismes qui seraient en difficulté ou qui seraient voués à disparaitre».