Les grandes conventions acadiennes scrutées à la loupe

Deux professeurs néo-brunswickois replongent dans les archives à la découverte de trois grandes conventions nationales acadiennes du 20e siècle. Ils ont dévoilé le deuxième volume de leur travail, la semaine dernière.

La professeure au département d’études françaises de l’Université du Nouveau-Brunswick, Chantal Richard, et l’ancien professeur au département de français de l’Université de Moncton, Denis Bourque, ont présenté le résultat de leur travail à l’Université de Moncton.

La professeure au département d’études françaises de l’Université du Nouveau-Brunswick, Chantal Richard, et l’ancien professeur au département de français de l’Université de Moncton, Denis Bourque, ont présenté le résultat de leur travail à l’Université de Moncton. – Acadie Nouvelle: Marie Toulgoat

Tous deux ont mené leurs recherches scientifiques au sein de l’Institut des études acadiennes de l’Université de Moncton. Le fruit de leur labeur, qui aura duré en tout plus de sept années: la sortie du deuxième volume de l’ouvrage Les conventions acadiennes. Un premier livre est paru en 2014.

Après avoir examiné les copies d’époque de l’Évangéline, du Moniteur acadien ou encore de l’Impartial, journaux acadiens, Mme Richard et M. Bourque ont compilé dans un livre les discours et sermons prononcés au cours des conventions d’Arichat en 1900, de Caraquet en 1905 et de Saint-Basile en 1908.

Un travail de longue haleine, qu’ils ont complété par des notes et commentaires sur les grands thèmes des discussions.

La place accordée aux femmes au cours des conventions, la nécessité de développer l’éducation francophone ou encore la volonté de disposer d’un évêque catholique acadien: les sujets les plus notoires des discours ont été disséqués par les professeurs.

Mme Richard et M. Bourque n’ont pas fini leur projet. À peine leur nouvel ouvrage publié, les deux professeurs sont retournés à leur recherche. Leur objectif: publier d’ici un an le troisième et dernier volume de leur ouvrage.