Présidence de la SANB: Lizon Thériault sera candidate

La course à la présidence de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick se fera à plusieurs. Lizon Thériault, une ancienne vice-présidente de l’organisme, est la troisième à annoncer sa candidature.

Cette coordonnatrice d’événements de Caraquet, qui a travaillé au N.-B. et en Nouvelle-Écosse au cours des dernières années, plonge et annonce qu’elle convoite la présidence de la SANB.

Il s’agit en quelque sorte d’un retour aux sources pour cette militante de 59 ans, puisqu’elle a été la vice-présidente à la participation citoyenne de l’organisme de 2008 à 2010. Elle a aussi présidé sa section Péninsule acadienne de 2006 à 2010.

Elle dit vouloir prioriser les droits linguistiques si elle est élue.

«C’est d’améliorer le français dans nos services, à l’hôpital, vis-à-vis des gouvernements fédéral et provincial. On a notre place au Nouveau-Brunswick. On dit qu’on est une province bilingue, mais il faut que les francophones soient reconnus.»

Lizon Thériault ajoute qu’elle croit que la SANB devrait prendre position non pas seulement dans les dossiers liés aux droits linguistiques, mais aussi en ce qui a trait à certaines questions économiques.

Elle donne comme exemple les changements à l’assurance-emploi, qui touchent entre autres les francophones dans plusieurs régions du Nouveau-Brunswick.

«Je crois que la SANB a le droit de parler vis-à-vis de ça et de dire “wô, wô, wô, ce sont des francophones de la Péninsule, ça se passe à Petit-Rocher, ça se passe partout au Nouveau-Brunswick et des francophones qui sont touchés. Je crois que la SANB peut prendre position comme ça.»

Est-elle revendicatrice ou plutôt en faveur de la conciliation?

«Je ne crois pas que c’est en criant fort et en insultant le monde qu’on va arriver à de quoi», répond-elle, en ajoutant qu’elle n’est membre d’aucun autre organisme que la SANB et qu’elle veut miser sur la collaboration pour faire avancer les dossiers.

Une course à trois pour l’instant

Deux autres personnes ont déjà annoncé leur candidature à la présidence de la SANB. Il s’agit de l’humoriste et barman Nathan Dimitroff, de Caraquet, ainsi que du professionnel des ressources humaines René Ephestion, de Dieppe.

Le président par intérim, Joey Couturier (qui est en poste dans la foulée de la démission de Kevin Arseneau, en septembre), a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat.

L’élection aura lieu samedi, à Caraquet, lors de l’assemblée générale annuelle de la SANB. Les personnes souhaitant se présenter à l’un des postes à pourvoir au sein du conseil d’administration de l’organisme pourront le faire sur place lors de l’événement.