EXCLUSIF – SANB: un quatrième candidat brigue la présidence

Les candidats à la présidence de la Société de l’Acadie du N.-B. continuent à affluer, à quelques jours du scrutin. Le numéro deux de l’organisme, Robert Melanson, est désormais de la course.

Cet ancien libraire et artiste de Moncton de 57 ans occupe présentement les postes de vice-président et de représentant du Sud-Est à la SANB. Il briguera la présidence, samedi, à Caraquet, lors de l’assemblée générale annuelle.

Il se présente comme le candidat de la continuité et dit vouloir travailler afin de se rapprocher des militants qui avaient claqué la porte dans la foulée de la crise interne de 2015 et 2016.

«Je me dis que ça fait deux ans que c’est fini cette affaire-là. Et moi, j’aimerais qu’il y ait des protagonistes dans ça (la crise) qui  reviennent au bercail de la SANB. Je trouve qu’en Acadie, il n’y a pas de place pour la chicane, on est trop petits puis on a tout intérêt à s’unir», dit-il en entrevue avec l’Acadie Nouvelle.

On se souvient qu’en juin 2015, des organismes membres du Forum de concertation des organismes – l’un des piliers de la SANB à l’époque – avaient mené une rébellion contre la présidente, Jeanne d’Arc Gaudet, afin de protester contre son style de direction.

Comme cette dernière avait refusé de quitter son poste, plusieurs organismes acadiens avaient fini par quitter le Forum en claquant la porte. La crise avait complètement paralysé la SANB pendant plusieurs mois.

De nombreux dossiers prioritaires

Robert Melanson dit que s’il est élu à la présidence de la SANB, il mettra l’accent sur plusieurs dossiers qu’il juge importants.

Parmi eux, il y a la reconnaissance de la spécificité du Nouveau-Brunswick dans la Loi sur les langues officielles du Canada, la privatisation de certains pans du système de santé, l’avenir des écoles francophones rurales, l’examen d’accès à la profession infirmière et l’immigration francophone.

Il veut aussi que la SANB se rapproche des Acadiens de l’ensemble de la province.

«Évidemment, il faut retourner vers les gens. L’une des grosses lacunes que je vois à la SANB, c’est qu’on n’a pas assez mis d’emphase pour essayer de rejoindre les gens du Restigouche et les gens de Madawaska-Victoria.»

S’il est élu à la tête de l’organisme, samedi, à Caraquet, à quel type de leadership doit-on s’attendre de sa part? Sera-t-il revendicateur ou plutôt conciliateur?

«Je suis une personne qui aime travailler dans le consensus, dans la concertation. Je trouve que c’est très important. Je suis un gars qui est ouvert à recevoir les idées de tout le monde. Je déteste la chicane, parce que la chicane n’avance à rien», répond-il.

Quatre candidats en lice

Robert Melanson est le quatrième candidat à sortir de l’ombre afin de prendre la place du président par intérim, Joey Couturier.

Ce dernier – en poste depuis la démission de Kevin Arseneau (qui a quitté son poste pour tenter de devenir candidat libéral à l’élection provinciale) – a déjà indiqué qu’il tirera sa révérence le week-end prochain.

L’humoriste et barman de Caraquet, Nathan Dimitroff, a été le premier à plonger, plus tôt ce mois-ci.

Il a été suivi du consultant en ressources humaines de Dieppe, René Ephestion et ensuite de la coordonnatrice d’événements de Caraquet, Lizon Thériault.

Les deux dernières fois que le poste n’a pas été pourvu par acclamation, il y a quelques années, il n’y a eu que deux candidats sur les blocs de départ.

En 2012, le président sortant Jean-Marie Nadeau avait défait le jeune avocat Martin LeBlanc Rioux. L’année suivante, la professeure Jeanne d’Arc Gaudet avait battu Anne-Marie Gammon.