Tourisme: la Péninsule mise sur la cuisine du terroir

La saison touristique 2018 dans la Péninsule acadienne aura des airs du produit du terroir, d’industries locales en plein essor et de plein air.

L’Office du Tourisme de la Péninsule acadienne (OTPA) a indiqué vouloir mettre en valeur la cuisine acadienne, plaidant que la tendance touristique s’oriente de plus en plus vers des activités culinaires et gustatives, notamment.

«C’est important de miser là-dessus parce qu’il y a un tourisme culinaire qui est intéressé par les produits du terroir. Nous en avons ici. Quand on va ailleurs, à Montréal, on veut manger et déguster des produits locaux. On veut faire la même chose ici», indique Yannick Mainville, directeur du développement touristique de l’OTPA.

Parmi ces produits, il y a évidemment les fruits de mer, mais aussi les fromageries et des microbrasseries, parmi tant d’autres.

Pour faire la promotion des produits alcoolisés, une route de la bière verra le jour grâce à un partenariat avec la distillerie Fils du Roy.

«Toutes les neuf microbrasseries du (nord du) Nouveau-Brunswick et les quatre offices du tourisme y prendront part. La route fera la promotion des restaurants qui offrent des produits des microbrasseries. Les gens pourront donc suivre cette route pour venir dans la Péninsule et découvrir le reste.»

Le projet devrait être annoncé bientôt, affirme Sébastien Roy, propriétaire de la distillerie Fils du Roy.

«Nous nous sommes unis, entre microbrasseries, pour être inclusifs dans un seul dépliant qui fait la route de la bière du nord du Nouveau-Brunswick. Les touristes ne vont pas dans une seule région. Ils veulent voir des régions. On offre cela aux touristes.»

Véloroute

Par ailleurs, M. Mainville a souligné mardi, lors d’une conférence de presse, l’investissement majeur des gouvernements pour le réseau de la Véloroute. D’ici 2020, le réseau devrait compter 500 km de pistes cyclables.

Si le tourisme plein air gagne en popularité, notamment du côté du cyclisme, l’offre de location de vélos dans la Péninsule pourrait être améliorée.

«Il y a un cyclotourisme qui apporte son vélo. Mais il y a quelques endroits qui commencent à faire la location. Le Centre d’information de Caraquet, par exemple. Shippagan et Tracadie devraient en avoir bientôt. Nous voulons travailler avec les opérateurs pour qu’il y ait plus d’offres.»

Les activités plein air tourneront aussi autour des stand-up paddleboard et la venue du Glamping à Haut-Shippagan, nouveau projet qui devrait être annoncé sous peu.

«Il y aura une offre assez diversifiée à travers la Péninsule pour la location de paddleboard. C’est aussi ce que l’on veut, diversifier l’offre. On veut faire découvrir partout et non pas juste se concentrer sur une région.»

Chose certaine, le tourisme se porte très bien. Au niveau provincial, les retombées économiques du tourisme sont évaluées à 1,3 milliard $ par année, note M. Mainville.

«L’industrie se porte très bien. Elle est la troisième industrie en importance dans la province.»

Au niveau des réservations, M. Mainville estime une augmentation d’environ 200-300% comparativement aux années précédentes.

«Ce qui s’est fait au cours des dernières, entre autres du côté du Québec, nous sommes en train de récolter le fruit de ce travail-là.»

Un nouveau whisky pour les Fils du Roy

Le propriétaire de la distillerie Fils du Roy, Sébastien Roy, a profité de l’annonce de la saison touristique de la Péninsule acadienne pour y dévoiler un nouveau produit.

Le rye Appalaches est maintenant disponible au grand public.

Ce whisky, qui a été produit en juin 2015, a maintenant trois ans, âge auquel il peut être embouteillé.

Son nom, croyez-le ou non, a un lien très direct avec l’Acadie.

Les Appalaches, c’est la chaîne de montagnes qui suit la côte est Nord-Américaine à partir de Terre-Neuve-et-Labrador jusqu’à la Nouvelle-Écosse. Elle s’étend jusqu’à l’État américain de l’Alabama.

«Il y a 350 millions d’années, lorsque l’activité volcanique était à son plus fort, cette période s’appelle l’Orogénèse acadienne. C’est un petit clin d’oeil à cette période.»

Avec un taux d’alcool de 40%, ce whisky a un arôme épicé qui s’agence au poivre noir.

«C’est un arôme qui est quand même très distinct du seigle.»

Normalement, les ryes sont des mélanges, ce qui veut dire qu’une partie de l’alcool a été faite à la distillerie et qui est mélangé à un alcool de grains.

«Ici, nous avons fait à 100% le whisky. Un mélange à 70% orge et à 30% seigle qui lui donnera des caractéristiques du single malt avec un épicé beaucoup plus robuste. Je ne dirais pas que c’est un whisky timide.»

Il a été vieilli dans un baril de bourbon pendant deux ans et ensuite dans un baril neuf pour six mois.