Robert Melanson est le nouveau président de la SANB

Les membres de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick ont élu un nouveau président. Samedi, Robert Melanson est arrivé en tête du scrutin devant trois autres candidats lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme qui s’est tenue à Caraquet.

L’artiste et libraire de Moncton succède à Joey Couturier, qui a assuré la présidence par intérim de la SANB à la suite de la démission de Kevin Arseneau en 2017.

Trois autres candidats briguaient également la présidence, soit Nathan Dimitroff, René Ephestion et Lizon Thériault.

La SANB demeure un terrain familier pour Robert Melanson. L’homme âgé de 57 ans occupait jusqu’à tout récemment les postes de vice-président et de représentant du Sud-Est.

Le nouveau président ne gardera les bras croisés pendant longtemps. Il entend passer à l’action immédiatement afin de s’attaquer à plusieurs dossiers qu’il juge prioritaires, y compris la reconnaissance de la spécificité du Nouveau-Brunswick dans la Loi sur les langues officielles, l’examen d’accès à la profession d’infirmière et le transfert du Programme extra-mural vers Medavie, un organisme privé à but non -lucratif, pour en nommer quelques-uns.

«Pour moi, la perte de gouvernance est non acceptable. Il n’y aura pas de retour en arrière sur ce qui nous a pris 50 années à avoir. Tout cela, c’est le travail de nos ancêtres. On est là pour avancer et non pour reculer.»

De concert avec le nouveau conseil d’administration, également élu samedi, M. Melanson promet d’être un chien de garde prêt à agir lorsque les politiciens démontreront des lacunes en ce qui concerne le respect des droits des francophones.

«Je n’arrêterai jamais de me battre. Il n’est pas question de perdre de la gouvernance nulle part. On veut de l’égalité dans tous les domaines, pas un semblant d’égalité. Il y a une loi qui nous protège. On ira jusqu’en cour s’il le faut. Je ne lâcherai jamais.»

La vision du nouvel élu s’inscrit aussi dans la continuité des efforts entamés il y a deux ans à la suite d’une crise majeure qui complètement paralysé la SANB pendant plusieurs mois lorsque des membres du Forum de concertation des organismes se sont plaints du travail de la direction et de la présidente de la SANB, Jeanne d’Arc Gaudet.

«Depuis deux ans, on travaille d’arrache-pied pour tout reconstruire. La SANB c’est autre chose maintenant, c’est la SANB des temps modernes!»

Un nouveau conseil d’administration, composé de deux représentants provinciaux et d’un représentant par région, a aussi été désigné.

«Je m’attends à travailler en collégialité avec mon conseil. Je respecterai la démocratie. Je défendrai les dossiers que le conseil aura jugé prioritaires. Je suis heureux, parce qu’on a un excellent conseil, multigénérationnel. Ça me plaît énormément. J’aime ça quand tout le monde est inclus.»