Examen d’entrée des infirmières: quatre institutions reviennent à la charge

Quatre institutions francophones reviennent à la charge dans le dossier de l’examen d’entrée à la profession infirmière, le NCLEX-RN. Une conférence de presse aura lieu lundi après-midi à Moncton.

L’Université de Moncton, le Réseau de santé Vitalité, le CCNB et l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne ont convoqué les médias au CHU Dumont.

Ils feront alors front commun pour dénoncer «le traitement injuste réservé aux candidates et candidats francophones du Nouveau-Brunswick» qui doivent réussir l’examen NCLEX-RN pour accéder à la profession.

L’examen NCLEX-RN en bref

Le NCLEX-RN est un examen informatisé développé en anglais aux États-Unis. Il a été traduit en français adopté en 2015 par l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

Les diplômés des programmes de sciences infirmières doivent le réussir afin d’accéder à la profession.

Très rapidement, des critiques ont été exprimées sur la qualité de la traduction et l’on a constaté que le taux de réussite était beaucoup moins élevé chez les francophones que les anglophones.

Le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a été alerté et une enquête a été menée.

Dans un rapport publié en mai, la commissaire, Katherine d’Entremont, conclut que la traduction de l’examen NCLEX-RN est imparfaite. Mais ce n’est pas tout.

Le problème encore plus criant est le fait que les francophones ont accès à beaucoup moins de ressources préparatoires (par exemple des simulations d’examens et des banques de questions) que leurs collègues anglophones.

Plus récemment, la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) ont intenté une poursuite contre l’AIINB pour la forcer à bouger dans ce dossier.