Tracadie-Sheila: Claude Landry souhaite faire un retour en politique

L’ancien député progressiste-conservateur Claude Landry souhaite effectuer un retour en politique provinciale. Le dentiste de formation est le seul à avoir confirmé son intention de briguer l’investiture de son parti dans la circonscription de Tracadie-Sheila.

Claude Landry, âgé de 63 ans, a été élu en 2006 et en 2010. Pendant ce temps, il a notamment exercé les fonctions de Secrétaire parlementaire du ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.

«Je veux me représenter, parce que j’ai encore la même passion et l’énergie nécessaire pour travailler pour les gens de ma circonscription et pour le développement de la région.»

En 2014, les électeurs de la circonscription ont cependant misé sur le libéral Serge Rousselle, qui l’a emporté avec près de 64% des voix.

«C’était une grosse majorité, il faut lui donner ça, mais je me dis qu’aujourd’hui, Serge a décidé de ne pas se représenter. Il a ses raisons. L’expérience que j’ai acquise en tant que député de 2006 à 2014 me permettrait d’agir dès le début d’un nouveau mandat», dit Claude Landry.

La victoire de Serge Rousselle avait permis de mettre une fin à un règne de 20 ans du Parti progressiste-conservateur dans Tracadie-Sheila, mais sa démission récente permet à Claude Landry de croire que son parti a de nouvelles chances de réaliser une percée.

«La porte est ouverte de nouveau.»

M. Landry reconnaît que le passé de son chef Blaine Higgs demeure une source de préoccupation pour les électeurs francophones. À la fin des années 1980, M. Higgs s’est lancé dans la course à la direction du Confederation of Regions (CoR), un parti reconnu pour ses positions anti-bilinguisme.

«Comme Acadien et francophone, je vais défendre avec vigueur la Loi sur les langues officielles qui reconnaît le droit à tous les gens du Nouveau-Brunswick de recevoir des services du gouvernement dans la langue officielle de leur choix.»

En ce sens, M. Landry estime bien incarné à la fois les valeurs «progressistes» et «conservatrices» de son parti.

«Je suis progressiste du côté des valeurs sociales et je suis conservateur au point de vue de la fiscalité. Avec le gouvernement de Brian Gallant, le mot d’ordre est de taxer davantage et dépenser. Il a repoussé l’équilibre budgétaire et la dette s’élève à près de 14 milliards $. On ne peut pas continuer comme ça.»

Le congrès d’investiture des progressistes-conservateurs dans Tracadie-Sheila aura lieu le 8 juillet dans l’édifice Auréa Godin, à Rivière-du-Portage. En théorie, d’autres candidats ont jusqu’au 24 juin pour se lancer dans la course.

Le Parti libéral a déjà choisi son candidat dans cette circonscription, soit Keith Chiasson, ancien chef de cabinet de Serge Rousselle.

Quant au NPD et le Parti vert, les deux partis n’ont encore officiellement dévoilés leurs candidats.