École Grande-Rivière: une nouvelle pratique suscite l’inquiétude des parents

La décision prise par la direction de l’école Grande-Rivière d’instaurer dès septembre trois classes multiniveaux a suscité un vent d’inquiétude chez des parents de la région de Saint-Léonard.

Ces derniers ont été informés, il y a quelques jours, de cette décision de l’école qui touche les élèves des classes de la maternelle allant jusqu’à la 2e année.

Concrètement, le District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) a expliqué cette semaine qu’il y aura désormais trois classes constituées chacune d’élèves de la maternelle à la 2e année.

«Durant l’année, il y aura diverses interactions entre les élèves d’une même classe, mais aussi entre les élèves et les enseignantes des trois classes», a expliqué Julie Poulin, la porte-parole du DSFNO.

«Il faut savoir qu’il n’est pas question de fusion de classes. C’est plutôt la composition des classes qui changera», a ajouté cette dernière, question de calmer les inquiétudes suscitées par cette annonce.

Une mère de famille, qui souhaite ne pas être identifiée afin de ne pas nuire au parcours scolaire de son enfant, a indiqué être déçue du manque de transparence de la part de la direction de l’école Grande-Rivière.

Elle déplore entre autres le fait que les parents n’aient été avisés de ces changements dans les méthodes d’enseignement qu’à la toute fin du calendrier scolaire.

Qui plus est, cette nouvelle approche ne devait être dévoilée qu’à la rentrée scolaire de septembre, ce qui a fait sursauter plusieurs parents d’enfants qui fréquentent l’école située dans la ville de Saint-Léonard.

«Il y a eu une rencontre d’information d’organisée afin de répondre aux inquiétudes, mais à peine le tiers des parents était présent à cette séance», déplore la mère de l’élève.

District scolaire rassurant, parents rassurés

Le District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) dit endosser pleinement ce genre de pratiques éprouvées et initiées par ses écoles.

Les résultats de tels projets initiés dans des écoles anglophones de la capitale provinciale auraient été concluants, a appris l’Acadie Nouvelle.

«Cette approche permettra aux élèves d’apprendre en vivant une plus large variété d’expériences et de projets éducatifs. Cette approche favorisera également l’acquisition de compétences en matière de relations interpersonnelles», a affirmé Julie Poulin, du DSFNO.

«Les enseignantes travailleront notamment en très étroite collaboration et veilleront à ce que chaque enfant, de la maternelle à la 2e année, atteigne – voire surpasse – les objectifs d’apprentissages propres à son niveau scolaire, en cheminant à son rythme, dans le respect de ses forces et de ses défis».

La direction de l’école Grande-Rivière s’est dite consciente du fait que des parents puissent être inquiets et se rend disponible pour répondre aux questions et rencontrer les parents qui le demandent.

Les élèves, les parents et les enseignants pourront vraisemblablement tourner la page sur une année scolaire 2017-2018 l’esprit un peu plus en paix.

«J’ai été rassuré par les propos de la directrice Lise Michaud-Martin et j’éprouve pas mal moins d’inquiétudes qu’avant», a reconnu la mère de famille qui s’est confiée à l’Acadie Nouvelle.