Claude Landry est de retour en politique dans Tracadie-Sheila

Claude Landry est de retour dans l’arène politique! En vue des élections provinciales du 24 septembre, il brigue le poste de député de la circonscription de Tracadie-Sheila. Le Parti progressiste-conservateur l’a officiellement désigné candidat dimanche après-midi, lors d’un rassemblement à Rivière-du-Portage.

La nomination de Claude Landry ne s’est pas faite en catimini. Près de 200 personnes l’ont applaudi vigoureusement une fois qu’il est devenu candidat.

Dans son discours, celui qui fut député de la circonscription de 2006 à 2014 a levé le voile sur ses intentions en cas de victoire. Il militera pour le maintien des soins et services prodigués à l’hôpital de Tracadie.

Le candidat veut aussi intervenir pour trouver «une solution durable» au problème de trou noir qui touche les travailleurs saisonniers de la région.

Dans ce dossier, il se déclare favorable au retour à l’ancien système. Celui selon lequel 12 semaines de travail régulier donnent droit à 35 semaines d’assurance-emploi. Dans un autre registre, il se dit pour une décentralisation des pouvoirs au profit des zones rurales, comme celle de Tracadie.

«Je veux donner un pouvoir d’influence aux gens de ma circonscription au sein du prochain gouvernement conservateur. Ce même prochain gouvernement conservateur qui sera le plus à même de gérer et d’assurer l’avenir de notre si belle province», scande-t-il.

Blaine Higgs, le chef du parti, s’est exprimé après lui. Il en a profité pour fustiger l’actuel premier ministre, Brian Gallant, et sa politique.

En campagne pour les élections de fin septembre, Blaine Higgs se déclare favorable aux droits linguistiques au Nouveau-Brunswick. – Acadie Nouvelle: Vincent Pichard

«Son temps est révolu, il lui faut partir.»

Blaine Higgs en est convaincu, le chef du Parti libéral lèse les Néo-Brunswickois depuis son arrivée à Fredericton, il y a quatre ans.

«Nous n’avons pas besoin de plus d’impôts. Nous avons besoin que l’argent récolté des impôts soit mieux dépensé et investi. La politique de Brian Gallant sème la peur et la panique», considère M. Higgs.

Comme il l’avait fait il y a quelques semaines lors de la désignation de Robert Gauvin, à Shippagan, le chef de l’opposition a rappelé que son point de vue sur la question des langues officielles au Nouveau-Brunswick avait changé.

S’il les a un temps mises en doute, il les perçoit aujourd’hui comme «une force». Claude Landry partage cet avis.

«Les droits linguistiques ne régresseront pas sous un gouvernement progressiste-conservateur, promet le résident de Tracadie. Je défendrai nos gains dans ce domaine avec ferveur.