De nouvelles cartes hydrographiques pour le N.-B.

Les Néo-Brunswickois auront accès à des cartes modernes permettant de réduire les risques d’inondations grâce à un investissement de 1,1 million $ des gouvernements provincial et fédéral. Les administrateurs du comté de Kent, qui demandent un tel outil depuis des mois, se réjouissent de l’annonce.

Les Néo-Brunswickois ne sont pas invulnérables aux inondations provoquées par les tempêtes et les crues printanières. Ce printemps, la vie de centaines de résidents près de la rivière Saint-Jean a été bouleversée quand le niveau d’eau a dépassé le seuil d’inondation pendant plusieurs jours.

Au cours des prochains mois, des cartes des régions côtières du NB et des secteurs à l’intérieur des terres près de cours d’eau seront tracés en utilisant un relevé hydrographique lidar (laser detection and ranging ou détection et estimation de la distance par laser). Les cartes, qui seront publiées sur le site du gouvernement provincial, permettront d’identifier avec précision les zones à risque d’inondation.

Les Néo-Brunswickois pourront consulter les cartes en ligne afin de découvrir si leur domicile est à risque. Les administrateurs publics pourront également s’en servir afin d’améliorer leurs plans d’aménagement.

Les élus du comté de Kent sont satisfaits de l’annonce. La conception d’un tel outil cartographique était l’une des cinq priorités de la Commission des services régionaux de Kent. Les sept maires et 11 représentants de districts de services locaux l’avaient retenu parmi une liste de 17 enjeux politiques en prévision de la prochaine campagne électorale provinciale.

«De notre point de vue, pour mieux planifier nos communautés, c’est essentiel», explique Paul Lang, directeur général de la CSR de Kent.

Les cartes permettront aux administrateurs de Kent et d’ailleurs à prendre des décisions éclairées au moment de l’élaboration et de la révision de leurs plans d’aménagement. Ils pourront s’assurer qu’aucune nouvelle construction n’a lieu dans les zones à risque d’inondation, en tenant compte des changements climatiques.

«Dès que tout est disponible, ça va être très utile pour la planification et pour les mesures d’urgence.»

L’élaboration des cartes est rendue possible grâce à des investissements à parts égales du gouvernement provincial – par le biais du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux – et du gouvernement fédéral via le Programme national d’atténuation des catastrophes de Sécurité publique Canada.

Le gouvernement provincial affirme que les cartes des régions côtières seront disponibles par 2019, et celles des régions à l’intérieur des terres, en 2020. Paul Lang estime que les premières données pourraient être disponibles dès cet automne.