Le Festival acadien de 2017 a été exceptionnel sur toute la ligne

Des records, des préoccupations et un nouveau président, c’est ce qu’il faut retenir de l’assemblée générale annuelle du Festival acadien, qui s’est tenue mardi soir, à Caraquet.

Le Festival acadien de 2017 s’est imprimé dans les annales. Organisé en parallèle des célébrations du Canada 150, il a bénéficié de subventions exceptionnelles, notamment des gouvernements.

Cela a permis la mise en place d’événements de grande envergure, à l’instar du mégaspectacle du 15 août retransmis en direct à la télé sur le réseau national.

Que reste-t-il de ce rendez-vous hors normes? Deux chiffres: 75 000 et 205 000. Le premier équivaut à l’affluence de visiteurs enregistrée au terme de la quinzaine. Le second correspond aux bénéfices engrangés et qui placent les comptes de l’organisation dans un vert éclatant.

Les responsables ont le succès modeste. Ils restent lucides.

«2017 était une année à part qu’on ne peut pas prendre comme référence. Obtenir des subventions et attirer toujours le public sont une préoccupation forte pour nous», déclarait, mardi soir, celui qui était alors encore le président du conseil d’administration, Yves Parisé.

Côté aides financières, les dotations émanant des institutions publiques pour le festival 2018 s’élèvent au même un niveau que celui de 2016.

«On atteint notre cible, mais on se rend bien compte que pour y arriver, il nous faut déployer plus d’efforts», souligne M. Parisé.

L’appui des commanditaires privé progresse. Preuve que le Festival acadien continue d’inspirer confiance. Côté popularité de la manifestation annuelle, la direction reste à l’affût.

«L’offre de rendez-vous estivaux s’est considérablement étoffée dans la Péninsule acadienne au cours des 10 dernières années. On se doit d’être toujours plus pertinent si on veut se démarquer», confie Geneviève Lanteigne.

La directrice générale reconnaît que les jeunes dans leur vingtaine demeurent l’une des niches les plus difficiles à capter.

«Ils n’ont pas la même histoire d’amour, le même attachement avec le festival que nos anciens. C’est donc à nous de leur proposer de quoi les séduire. Le mois prochain, par exemple, nous avons inclus dans la programmation une soirée dance et électro.»

Assurer la pérennité de ce rassemblement majeur et l’inscrire dans la modernité, telles sont les ambitions de Mme Lanteigne, en poste depuis février.

«Je suis là pour un bout de temps», annonce-t-elle.

Cette année, le festival se déroulera du 3 au 15 août.

Nouveau président

Le renouveau se poursuit au Festival acadien. Alors que la direction générale a changé au printemps, c’est au tour du conseil d’administration d’afficher de nouveaux visages.

Pour des raisons personnelles, Yves Parisé a souhaité quitter la présidence. Son vice-président, Philip Chiasson, lui succède. Il a été officialisé dans ses fonctions mardi soir, à l’issue de l’assemblée générale annuelle du festival.

Yves Parisé part avec le sentiment du devoir accompli.

«Au bout de cinq ans, il était temps de passer la main. Je suis content d’avoir contribué à la transformation de l’organisation. Le Festival acadien est aujourd’hui une structure agile et moderne.»