L’usage de l’eau potable sous surveillance à Tracadie

La municipalité régionale de Tracadie a instauré des restrictions provisoires sur l’utilisation de l’eau potable en raison de l’épisode de sécheresse qui touche la région.

Daniel Hachey, directeur général de la Ville de Tracadie, explique qu’il s’agit d’une mesure préventive. Les puits qui alimentent la ville sont âgés et sont de moins en moins fiables. Le faible taux de précipitation des dernières semaines a compliqué la sitution.

«Nous avons deux puits (un à Sheila et un à Tracadie) et nous sommes à la recherche d’un troisième puits depuis un certain temps pour combler les besoins en eau potable», explique M. Hachey

La situation n’est pas alarmante, mais le temps demeure un facteur décisif. Un nouveau puits assurera un approvisionnement de 30 à 50 ans, estime-t-il.

«C’est un problème auquel nous faisons face et nous avons commencé à regarder certaines options.»

Une recherche menée l’an dernier à Saint-Irénée n’a pas été concluante. Il faudra regarder plus loin, selon M. Hachey.

La réalité fait en sorte qu’il y a aura des dépenses assez importantes qui seront encourues pour ce projet devenu une nécessité.

«Il faudra creuser. On s’attend à des dépenses entre 50 000$ et 60 000$ pour faire ça. Ensuite, les études coûtent un autre 40 000$ à 50 000$. C’est sans compter les coûts associés aux conduites qui devront être installées», précise-t-il.

«Par contre, c’est une obligation de la Ville de s’assurer qu’il y ait une source d’eau potable qui est fiable.»

Le directeur général explique aussi que les épisodes de sécheresse entre les averses de pluie sont assez importants. Ceux-ci font en sorte que les puits peinent à se ravitailler en eau.

«C’est pourquoi nous demandons aux citoyens d’être plus soucieux de leur consommation.»

L’avis doit être en vigueur jusqu’au 30 septembre, une date qui n’a pas été choisie au hasard.

«Durant la période estivale, les gens en profitent pour arroser l’herbe ou le pavé et pour des utilisations de tout genre. Nous voulons simplement qu’ils soient plus prudents pour permettre aux puits de répondre à la demande, pour les maisons ou les incendies, entre autres.»

Reste à voir comment la municipalité réévaluera la situation au-delà de la date butoir.

«Ça va dépendre des précipitations et du climat. Nous ne sommes pas à l’abri des changements climatiques», souligne-t-il.

Le non-respect de ces mesures est passible d’une contravention.

Les interdictions touchent:

  • le lavage des véhicules en dehors des stations professionnelles équipées d’économiseurs d’eau, à l’exception des véhicules professionnels soumis à des impératifs sanitaires ou techniques;
  • le remplissage des piscines privées existantes à usage familial après vidange, ainsi que les remplissages de complément;
  • le lavage des bateaux, à l’exception des bateaux professionnels soumis à des impératifs sanitaires ou techniques;
  • l’arrosage par aspersion et goutte à goutte des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément;
  • le lavage ou l’arrosage des terrasses et voies de circulation privées;
  • l’arrosage des terrains de sport, terrains de golf, pépinières et jardins publics;
  • le lavage des voies de circulation publiques.