Achat interprovincial d’alcool: changements majeurs en vue

Les premiers ministres des provinces et des territoires sont sur le point de terminer leur rencontre de deux jours au Nouveau-Brunswick avec une entente pour doubler la quantité de bière et d’alcool pouvant être transportée d’une province à l’autre.

Une source au courant des négociations a confirmé vendredi qu’une entente a été conclue jeudi dans la soirée.

«Ils ont travaillé fort et ils ont finalement convaincu toutes les provinces et les territoires», a indiqué la source sous le couvert de l’anonymat. «Il y avait des hésitations chez certains… mais je pense que tout le monde a fini par s’entendre en toute bonne foi.»

L’entente prévoit une importante augmentation de la limite à l’importation personnelle d’alcool et de bière dans certaines provinces comme le Nouveau-Brunswick alors que d’autres provinces comme l’Alberta et le Manitoba n’ont pas de limite.

Selon la source, le communiqué final inclura aussi des ententes en matière d’agriculture, de transport et de santé et sécurité au travail.

Les rencontres du Conseil de la fédération qui se se sont déroulées à Saint Andrews, au bord de la baie de Fundy, jeudi, ont porté sur les défis reliés au commerce.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a cependant monopolisé l’attention en annonçant que sa province interviendra dans la cause de la Saskatchewan qui conteste le plan de tarification du carbone d’Ottawa devant les tribunaux.

Le nouveau ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, l’Acadien Dominic LeBlanc, a décidé de faire preuve d’optimisme, répondant que le gouvernement libéral avait toujours l’intention de travailler en collaboration avec les provinces pour relever le défi des changements climatiques pour assurer une croissance responsable de l’économie.

M. Ford s’est également joint aux premiers ministres du Québec et du Manitoba, Philippe Couillard et Brian Pallister, qui demandent davantage d’aide de la part du gouvernement fédéral dans le dossier des demandes d’asiles qui se présentent à leur frontière.

Les trois premiers ministres veulent également qu’Ottawa revoie sa politique actuelle et demandent une compensation complète pour les «impacts sur les services résultant de l’augmentation des passages frontaliers irréguliers».