Mission: sauver des vies

Arthur Arseneault et son fils Daniel sont pêcheurs de homard. Depuis une trentaine d’années, les deux hommes de Tracadie font également partie de la Garde côtière auxiliaire du Canada, un organisme bénévole dont la mission des membres est claire: sauver des vies sur l’eau.

Vendredi, la Garde côtière canadienne a organisé un exercice de simulation de recherche et de sauvage au large de Néguac. Un total de 35 personnes y ont participé. L’objectif était de permettre aux membres du service auxiliaire de la région de mettre leurs connaissances en pratique dans un environnement contrôlé.

«Ce sont des bénévoles de la communauté. La plupart d’entre eux sont des pêcheurs. Ils ont des bateaux et ils sont prêts à intervenir en cas d’appels d’urgence pour des interventions de recherche et de sauvetage en mer», explique Phil Dumaresq, de la Garde côtière canadienne.

Dans le scénario du jour, les membres de la Garde côtière auxiliaire étaient mandatés de localiser et sauvegarder trois «kayakistes» perdus en mer (en réalité, des mannequins de taille humaine).

«Je trouve que c’est très important. S’il arrive un accident ou quelque chose, on sait quoi faire», résume Arthur Arseneault.

M. Arseneault et son fils Daniel sont fiers d’accomplir leurs tâches et ils se comptent chanceux. Jusqu’à maintenant, on ne leur a pas demandé d’intervenir dans des cas de grande détresse.

«On est allé aider des bateaux qui sont tombés en panne et d’autres choses comme ça. C’est moins compliqué, mais il y a quand même une bonne façon de faire», ajoute Daniel Arseneault.

Selon Phil Dumaresq, les exercices comme ceux à Néguac relèvent d’une grande importance.

«Les membres reçoivent une formation, mais nos exercices leur permettent de mettre en pratique leurs connaissances. Au lieu d’une vraie personne, c’est un mannequin, mais ils doivent le retirer de l’eau et assurer sa sécurité. Ils peuvent aussi mettre en pratique leurs connaissances sur les méthodes de recherche et la communication par radio.»

Les connaissances des membres de la Garde côtière auxiliaire sont mises à l’épreuve plus souvent qu’on ne le réalise.

«Je n’ai pas vraiment de statistiques, mais notre Centre de coordination de sauvetage couvre une grande région. Aujourd’hui même, j’ai entendu aux nouvelles qu’une personne manque à l’appel à Halifax. Une mission de recherche et de sauvetage est en cours. Il y a quelques jours, il y a eu un sauvetage au large du Cap Breton. Malheureusement, des urgences arrivent souvent.»