Un couple d’entrepreneurs du Québec ouvre un restaurant à Sainte-Marie-Saint-Raphaël

Près de six ans après avoir accueilli ses derniers clients, le restaurant de Sainte-Marie-Saint-Raphaël renaît de ses cendres. Le casse-croûte, le Shack du Pêcheur, est ouvert depuis peu.

Le restaurant, situé près d’une plage, était vacant depuis 2012. La municipalité de Sainte-Marie-Saint-Raphaël, propriétaire de l’édifice, a même déjà tenté de vendre le bâtiment, mais sans succès.

Si le restaurant était parfois considéré comme étant un fardeau pour le Village, Francine Blanchette et son mari François Grisé, y ont vu une occasion en or.

Le couple d’entrepreneurs, déjà propriétaires d’une entreprise de construction au Québec, a décidé de tenter leurs chances en louant l’édifice et en investissant leur propre argent pour complètement transformer l’intérieur.

«Sainte-Marie-Saint-Raphaël, c’est une belle place. Je sais que suis capable d’amener quelque chose ici et je sais que les gens vont être contents. J’aimerais créer quelque chose de familial.»

L’arrivée de Francine Blanchette dans la Péninsule acadienne n’est pas complètement un hasard. Avant d’habiter sur l’île Lamèque, elle a souvent voyagé au Nouveau-Brunswick pour rendre visite à son père, originaire d’Allardville.

«Une fois, après que je suis retournée chez nous à Montréal, je me suis dit que ce serait le fun d’avoir une maison dans la Péninsule. J’ai commencé à regarder sur Kijiji. Finalement, je me suis acheté une petite maison ici à Sainte-Marie-Saint-Raphaël il y a deux ans. À un moment donné, je me suis dit que j’aimerais rester ici.»

Après avoir entamé une recherche d’emploi, une connaissance lui a éventuellement glissé un mot sur la disponibilité du restaurant.

«Comme j’avais déjà eu un petit restaurant, je me suis dit ‘Pourquoi pas?’. Je vais me lancer là-dedans. Rendu à un certain âge, tu peux changer ta vie. Si tu n’essaies rien, tu n’auras rien. C’est ma devise. Si ça ne marche pas, au moins on aurait essayé, mais j’ai confiance que ça va fonctionner», dit Francine Blanchette.

Au-delà d’oeuvrer dans la restauration, Mme Blanchette aimerait participer à la revitalisation de sa nouvelle communauté d’adoption. L’exode des jeunes est devenu pour elle une source de préoccupation.

«Un jour, j’aimerais participer à quelque chose qui permettrait de retenir des jeunes dans la région. Je vois beaucoup de jeunes s’en aller parce qu’il n’y a pas de travail. Ce serait bien de pouvoir s’asseoir et se dire qu’on va ramener les jeunes et leur permettre de travailler.»

D’une façon, sa présence commence déjà à produire des résultats. L’ouverture du Shack du Pêcheur a permis de créer de nouveaux emplois.