Ambulance NB: projet pilote pour mieux servir les régions rurales

Ambulance NB déploiera, cet automne, un projet pilote d’unités d’intervention rapide en milieu rural. Les nouveaux véhicules pour ces unités n’ont pas encore été achetés et le personnel n’est pas encore embauché.

Cinq communautés participeront à ce nouveau programme pilote d’ici la fin de l’année : Minto/Chipman, Grand Bay-Westfield, la région de Kedgwick/Saint-Quentin, la Péninsule acadienne et la région du sud-ouest de Miramichi.

Les nouvelles unités d’intervention rapide seront opérées par un travailleur paramédical plutôt que deux. Le véhicule utilitaire sport qu’ils conduiront aura à peu près le même équipement qu’une ambulance normale, mais sans la civière.

Les «supers-ambulanciers» dans les grands centres de la province utilisent déjà ce genre de véhicule pour se rendre sur les lieux d’un incident plus rapidement. Ils peuvent octroyer plus de soins qu’un travailleur paramédical régulier.

Il reste cependant beaucoup de travail à faire, surtout dans un contexte où Ambulance NB fait face à un manque de main-d’œuvre.

«Il y a quand même beaucoup de logistique. Il faut passer la commande des voitures. Il faut faire l’affichage des postes et équiper les véhicules. Il reste encore beaucoup de travail jusqu’à la mise en œuvre de ce programme dans les cinq communautés», a expliqué Richard Losier, président-directeur général d’Ambulance NB pour Services de santé Médavie au Nouveau-Brunswick.

Le programme en milieu rural s’inspire de ce qui se fait déjà à l’Île-du-Prince-Édouard où il connaît déjà du succès selon M. Losier. Les travailleurs paramédicaux peuvent apporter les soins nécessaires à une personne en détresse en attendant l’ambulance. Alors que le patient est transporté à l’hôpital, l’unité d’intervention rapide est immédiatement prête à intervenir puisqu’elle ne se charge pas du transport des patients.

«Les résultats sont positifs. Ça donne une capacité supplémentaire aux régions rurales. Donc, on ajoute, dans ces cinq régions-là, pour commencer, parce que c’est projet pilote.»

À Saint-Quentin, où la population et les élus municipaux demandent une meilleure couverture ambulancière depuis un bon moment, on se réjouit de cette annonce, mais on réclame toujours une couverture 24 heures sur 24 d’une ambulance régulière.

«On va continuer de demander un service d’ambulance 24 heures sur 24. En attendant, j’imagine que si ambulancier fait une première l’intervention en attendant le service d’ambulance, le patient sera rassuré. C’est mieux que de ne rien avoir aussi», a confié la mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers.

Le nouveau service d’intervention rapide sera offert 12 heures par jour chaque jour de la semaine. Les quarts de travail restent encore à être planifiés.

«Notre souhait avec ce projet, c’est que ça améliore la couverture pour répondre rapidement. On souhaite donc améliorer les soins de santé dans ces régions-là», a précisé M. Losier.

«Est-ce que ça va remplacer une ambulance? Une personne qui en est convaincu, ce sera difficile de lui faire croire le contraire, mais nous on croit que cette initiative sera bénéfique pour les gens de ces régions-là pour commencer», a-t-il ajouté.