L’urgence de Caraquet est là pour rester

L’urgence de l’Hôpital l’Enfant-Jésus de Caraquet est là pour rester, selon le ministre de la Santé. Benoît Bourque affirme que les autorités médicales sont en train de tout mettre en oeuvre pour assurer le service malgré les défis de recrutement des médecins.

«Nous avons pris l’engagement qu’aucun hôpital de la province ne serait fermé sous le gouvernement libéral et ça, ça comprend bien évidemment l’Hôpital de Caraquet et ça comprend tous les services majeurs qui s’y trouvent, y compris l’urgence», confie le ministre.

«Il n’est pas question que des services aussi importants que celui-là soient fermés.»

M. Bourque a tenu à faire cette mise au point à la suite de la récente de la sortie médiatique du Dr Gilbert Blanchard.

Le médecin bien connu originaire de Bas-Caraquet dénonçait récemment l’augmentation de salaire consentie aux médecins qui pratiquent dans les urgences des grands hôpitaux régionaux.

Dr Blanchard craint que cette hausse de salaire rende encore plus difficile le recrutement de médecins en milieu rural et finisse par provoquer la fermeture de l’urgence de Caraquet.

Selon Benoît Bourque, cette hausse de salaire a été consentie aux urgentologues des hôpitaux régionaux pour refléter la lourdeur des cas qui sont directement envoyés chez eux par ambulance sans même passer par les salles d’urgences des hôpitaux ruraux.

«Il y avait plusieurs médecins qui délaissaient les urgences des hôpitaux régionaux pour aller pratiquer dans les plus petits hôpitaux parce que c’est moins occupé, parce que les cas sont moins graves», explique-t-il.

Cela étant dit, les hôpitaux ruraux, en particulier celui de l’Enfant-Jésus, éprouvent aussi des défis en matière de recrutement, constate le ministre.

C’est pourquoi le gouvernement provincial a récemment créé plusieurs nouveaux postes de médecins de famille, dont plusieurs en région, dit-il.

En ce qui concerne l’urgence de Caraquet, les honoraires des médecins suppléants ont été accrus il y a plusieurs mois afin d’en convaincre un plus grand nombre d’assurer le service en attendant de trouver des solutions permanentes, indique M. Bourque.

«Nous sommes en train d’étudier d’autres pistes de solutions. Nous nous y penchons de façon très sérieuse.»

«Il y a d’autres mesures qui sont examinées avec (le réseau de santé) Vitalité et avec le personnel local. Il n’est pas question sous ma gouverne que ces services soient en péril.»

Le ministre de la Santé a préféré ne pas discuter en détail de ces mesures avant qu’elles ne soient finalisées.