La future caserne de Sainte-Rose ne manquera pas de pompiers

La journée recrutement de pompiers à Sainte-Rose, dans le quartier 1 de Tracadie, n’est pas restée lettre morte, samedi. Une dizaine de personnes ont manifesté leur intérêt. Les responsables du service Incendie de la municipalité ont bon espoir de constituer une équipe de volontaires pour la future caserne de ce secteur.

Lors de notre passage au centre communautaire, en début d’après-midi, sept individus avaient laissé leurs coordonnées et rempli un dossier d’inscription.

«Ce sont des hommes du quartier de tout âge, de tout milieu, qui disent vouloir aider leur communauté», renseigne Jimmy Thibodeau, assistant chef pompier de Tracadie.

La rencontre de ce week-end constitue une première étape dans le processus de recrutement.

«Nous les reverrons à l’automne. D’ici là, nous allons nous assurer qu’ils remplissent bien les critères d’admissibilité. Nous allons vérifier leurs antécédents judiciaires. Ceux qui seront retenus commenceront ensuite la formation», explique Émilio St-Cœur, le chef pompier.

Devenir un soldat du feu fait toujours rêver. Entre fiction et réalité, il y a pourtant un monde de différences.

«Notre rôle, aujourd’hui, est aussi de démystifier notre fonction. Être pompier, ce n’est pas seulement éteindre de grands incendies, comme on voit dans les films. Les feux ne représentent que 10% à 15% des appels qu’on reçoit. Après une intervention, la mission d’un pompier n’est pas finie. Il faut ensuite assurer les opérations de maintenance», souligne Jimmy Thibodeau.

Ce dernier n’oublie pas de mentionner les répercussions que l’activité peut avoir sur une vie personnelle et familiale. De jour comme de nuit, été comme hiver, un volontaire risque d’être sollicité à tout moment.

Cette campagne de recrutement intervient alors que le service Incendie fait l’objet d’une vaste restructuration. En début de semaine dernière, cinq pompiers professionnels ont commencé leur travail.

Ils sont présents sur une base journalière et payés en conséquence. Émilio St-Cœur en perçoit déjà les bienfaits.

«Ça nous soulage dans la mesure où on sait qu’on a une équipe sur laquelle s’appuyer s’il arrive de quoi. On se sent plus réactif aussi. Puisque les gars sont sur place, ils partent immédiatement s’il le faut. Pour n’importe quelle intervention, chaque minute compte.»

Robert Thibodeau est une des cinq recrues récemment embauchées. Auparavant, il a été pompier volontaire pendant une trentaine d’années.

«Je suis un passionné. J’ai toujours voulu faire ça, depuis que je suis tout petit. Maintenant que je suis à la retraite, j’ai le temps.»

Maintenant reconnu comme professionnel, il se sent plus serein et plus dévoué.

«J’ai pas la tête ailleurs. Je suis entièrement concentré à ce que je fais. Je me sens vraiment au service de la population. C’est une grande fierté.»

L’activité n’a pas manqué pour ses premiers jours. Poteaux électriques en feu, accidents, tondeuse à gazon en flammes… les secouristes ont dû faire face à une dizaine d’appels.