Les fonds pour la recherche sur le vieillissement ne seront pas réservés qu’aux sarraus blancs

En juin, les gouvernements fédéral et provincial annonçaient que le Nouveau-Brunswick deviendrait un laboratoire national de recherche sur les aînés et le vieillissement. L’enveloppe est de 75 millions $. Aujourd’hui, on sait quel sera le genre de projets privilégiés et comment ces fonds fédéraux seront répartis.

Le budget de 75 millions $ est divisé en deux fonds distincts. Une moitié sera destinée à des projets gouvernementaux en lien avec le vieillissement et l’autre 37,5 millions $ sera réservée au secteur de la recherche et des organismes communautaires.

Il d’ores et déjà possible de soumettre un projet de recherche sur le vieillissement au gouvernement provincial afin de possiblement obtenir du financement.

«Aujourd’hui, on ouvre la porte aux gens du domaine de la recherche et du domaine communautaire pour leur donner les instructions sur comment et où soumettre leur projet», a précisé Hubert Cormier, directeur du Secrétariat du vieillissement du Nouveau-Brunswick, gestionnaire de ce portefeuille de recherche sur les aînés.

Ces projets de recherches ne sont pas réservés qu’aux sarraus blancs. De nouveaux programmes peuvent être suggérés pour être testés et évalués. D’autres peuvent être améliorés, comme le programme Coup de fil communautaire de la Croix rouge qui reçoit 315 000$ sur 18 mois.

«Ce n’est pas seulement à propos de la recherche et l’étude, c’est de la recherche appliquée. Il y aura des programmes qui seront mis sur pied et on sera capable de mesurer leur succès pour ensuite en partager les résultats dans notre beau pays», a précisé la ministre des Aînés et des Soins de longue durée, Lisa Harris.

Ce programme de la Croix rouge permet à des aînés qui vivent seuls à la maison de recevoir un coup de fil d’un bénévole qui s’assure que tout va bien en plus de mettre la personne au parfum des activités communautaires qui pourraient l’intéresser entre autres. Tout ça pour combattre la solitude et permettre aux personnes âgées d’éviter le foyer de soins le plus longtemps possible.

«Nous vivons dans un monde où les gens voyagent pour le travail ou pour d’autres raisons et nous avons nos aînés à la maison. Nous avons environ 26% de nos aînés dans la province qui vivent seuls. Certainement, ils peuvent bénéficier d’un tel service», a expliqué Bill Lawlor, directeur provincial de la Croix rouge.

Les projets de recherche proposés au Secrétariat sur le vieillissement seront soumis à un rude processus d’évaluation. Ils seront d’abord évalués par un comité d’experts externe et ensuite revu par Fredericton avant d’obtenir le feu vert.

Les objectifs des projets soumis doivent être en lien avec ceux du gouvernement provincial en matière de vieillissement. Par exemple, Fredericton aimerait bien voir les aînés rester à domicile plus longtemps. Un projet qui propose d’envoyer tout le monde le plus rapidement possible dans un foyer de soins sera inévitablement écarté.

«Un exemple, nous sommes maintenant dans un monde où on veut attirer beaucoup de gens à travers l’immigration. Ces gens-là vieillissent et ils finissent dans nos foyers de soins aussi. Alors, quel est l’impact? Est-ce que la structure est prête à répondre à cette population-là?», ajoute M. Cormier.

Même si des organismes de l’extérieur de la province peuvent soumettre leur projet, leur programme et leurs activités de recherche doivent se dérouler exclusivement au Nouveau-Brunswick. Les propositions peuvent être soumises au www.gnb.ca/aines.