Fusillade à Fredericton: plusieurs questions demeurent toujours sans réponse

Certaines interrogations subsistent après la tuerie qui a coûté la vie à deux policiers et un couple de Fredericton. Voici ce que l’on sait du drame jusqu’à présent.

Matthew Vincent Raymond, un résident de Fredericton de 48 ans, a été arrêté dans la foulée de la tuerie qui coûté la vie de deux policiers et de deux civils. Le tireur présumé devra faire face à quatre chefs d’accusation de meurtre prémédité.

En conférence de presse, samedi, la chef de police de Fredericton, Leanne Fitch, a précisé que le suspect avait ouvert le feu avec une arme d’épaule à partir d’une «position surélevée» dans un complexe d’immeubles de Brookside Drive.

Les premiers coups de feu aurait été tiré vers 7h, vendredi matin. Donnie Robichaud, un père de trois enfants, et Bobbie Lee Wright, une femme de 32 ans ont été les premières victimes du tireur.

Les deux agents de la police de Fredericton abattus par la suite, Robb Costello, 45 ans, et Sara Burns, 43 ans, répondaient à un appel d’urgence lorsqu’ils ont découvert deux personnes au sol. Ils ont été tués en s’approchant des corps de M. Robichaud et de Mme Wright.

Le présumé tireur se trouvait «dans une position surélevée» quand il a fait feu sur les deux patrouilleurs venus porter assistance aux premières victimes.

Les agents auraient été abattus par les projectiles d’une carabine, alors que l’accusé se trouvait vraisemblablement au troisième et dernier étage de l’un des quatre bâtiments du complexe résidentiel.

Pour le moment, les autorités policières gardent le silence sur les possibles motifs du présumé tireur. L’homme vivait dans l’immeuble depuis quatre mois et n’était pas connu des services de police.

On ignore encore quel était son lien avec les victimes. Leanne Fitch n’était pas en mesure de dire si les victimes civiles et l’assaillant se connaissaient ou s’ils avaient été pris pour cible de façon aléatoire.

La chef de police invoque une enquête «complexe». «Dès que nous le saurons, dès que nous pourrons le déterminer, nous pourrons en informer le public et les médias», a-t-elle déclaré.

Matthew Vincent Raymond est présentement soigné pour les graves blessures subies dans un échange de coups de feu avec les policiers. Samedi, son état était qualifié de «sérieux mais stable». Il demeurera en détention jusqu’à sa comparution en cour le 27 août.

Judith Aguilar, une gérante du complexe résidentiel, l’a décrit comme un ardent cycliste qui venait payer son loyer en liquide tous les mois. «Il semblait être une personne raisonnablement normale. Il me parlait un peu quand il me voyait et il était toujours poli.»

Les enquêteurs n’ont pas révélé si l’arme du crime appartenait au suspect et s’il disposait des permis nécessaires.

Dans un message publié sur Twitter, le Réseau de santé Horizon a voulu dissiper tous doutes sur la possibilité que d’autres blessés, autres que le tireur, aient été conduits à l’hôpital Dr Everett Chalmers.

Un périmètre de sécurité est actuellement maintenu autour de la scène de crime et une douzaine d’habitations ont été évacuées.

Les policiers ont néanmoins permis à quelques résidents ébranlés de franchir le cordon jaune pour aller voir leurs animaux de compagnie.

Les autorités municipales de Fredericton et la Croix-Rouge ont dû temporairement relocaliser une cinquantaine de résidents qui pourraient regagner leur domicile au cours des prochains jours.

Le corps policier poursuit son enquête en collaboration avec la section des crimes majeurs de la GRC au Nouveau-Brunswick. Il invite tout citoyen détenant des photos et des vidéos de la scène de crime à les transmettre de manière anonyme aux enquêteurs, même si ces documents ne leur semblent pas pertinents à première vue.

  • Avec des extraits de la Presse canadienne.