Fusillade de Fredericton : une veuve insulte Trudeau lors de son appel de condoléances

La veuve d’une victime civile tuée lors de la fusillade de vendredi dernier à Fredericton dit ne pas regretter d’avoir insulté le premier ministre Justin Trudeau lors de son appel pour offrir ses condoléances mercredi.

Melissa Robichaud affirme que ses enfants et elle se sont sentis blessés que le premier ministre ne leur ait pas rendu visite, dimanche, alors qu’il était de passage à Fredericton pour rendre hommage publiquement aux policiers Robb Costello et Sara Burns aussi tués dans la fusillade.

Selon Mme Robichaud, Justin Trudeau aurait tenté de se justifier en disant qu’il voulait présenter ses condoléances pour la mort de son mari, Donnie, mais qu’il n’avait pas pu parce qu’il rencontrait les familles des policiers.

«J’ai répondu: « Et après? Ils portent une veste pare-balles et une arme à feu, ça fait en sorte qu’ils sont plus importants que nous? » Je lui ai dit qu’il n’était qu’une merde», a-t-elle raconté en entrevue avec La Presse canadienne, jeudi.

Une réaction qu’elle explique par le fait que ses deux fils ont eu l’impression que la vie de leur père, Donnie Robichaud, était d’une certaine manière moins importante que celle des policiers.

«Honnêtement, je viens juste de perdre mon mari et mes enfants ont perdu leur père. Mon fils a écrit sur Facebook à quel point il était blessé de savoir qu’il (Justin Trudeau) était en ville et qu’il n’était même pas capable de trouver notre numéro de téléphone», a poursuivi la mère endeuillée.

Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright ont été abattus par le même tireur qui a fait feu sur les agents Costello et Burns dans un complexe d’appartements dans le nord de Fredericton.

Aucun regret

En admettant qu’elle n’aimait déjà pas vraiment Justin Trudeau, Melissa Robichaud réitère qu’elle ne regrette pas son commentaire.

«Oh mon Dieu, non! S’il était là, je le lui répéterais en personne.»