Élections 2018: les verts dévoilent un programme ambitieux

Le Parti vert du Nouveau-Brunswick présente son programme électoral en prévision du scrutin du 24 septembre.

Le chef du parti, le député sortant David Coon, a présenté l’ambitieux programme lors d’un point de presse à Fredericton, lundi.

«Nous avons l’imagination, le talent, et les ressources qu’il faut pour faire de la province que nous aimons tant la première province canadienne vraiment verte», a-t-il déclaré.

«Nous disposons de tout ce qu’il faut, l’expérience, le talent, les valeurs et les moyens, pour surmonter les défis auxquels notre province est confrontée.»

M. Coon, le seul député du Parti vert, tente de se faire réélire pour un deuxième mandat dans Fredericton-Sud.

En matière d’environnement, le parti veut adopter un plafond sur la pollution industrielle par le carbone, abandonner progressivement les sacs, les pailles, les ustensiles et les contenants jetables et nommer un ombud de l’environnement.

La formation promet aussi d’interdire l’extraction des hydrocarbures, de bâtir un réseau électrique renouvelable à 100% d’ici 2050 et d’abandonner les projets de mini réacteurs nucléaires du gouvernement libéral.

Dans le domaine de la santé, le Parti vert promet de taxer les boissons sucrées, de dépenser plus en santé mentale et de créer huit nouveaux centres de santé communautaire.

Les verts promettent aussi d’annuler la réforme du Programme extra-mural et d’intégrer le système ambulancier dans l’administration publique au lieu du privé.

Ils souhaitent augmenter le nombre d’heures de soins pour les patients des foyers de soins tout en améliorant le salaire et la formation des préposées aux bénéficiaires.

Le Parti vert s’engage à augmenter le salaire minimum à 15,25$ l’heure d’ici 4 ans en plus de mener un projet pilote sur le revenu de base garanti. La formation promet aussi d’augmenter «immédiatement» les taux d’aide sociale.

Les verts veulent interdire l’épandage de glyphosate, rompre les contrats de coupe avec les entreprises forestières et confier la gestion des forêts à une commission publique.

Ils promettent également de remplacer les districts de services locaux par des administrations locales élues en plus d’accroître l’autorité des municipalités.

Le Parti vert s’engage aussi à adopter la représentation proportionnelle et d’abaisser l’âge du vote à 16 ans.

Afin de payer pour leurs nombreuses promesses, les verts ont l’intention d’éliminer certaines exemptions d’impôts fonciers accordées aux entreprises industrielles, d’imposer des péages sur les autoroutes à quatre voies et d’augmenter les redevances sur les ressources naturelles.

Ils souhaitent également réduire l’aide financière aux grandes entreprises de moitié.

Le Parti vert prévoit un surplus budgétaire de 90 millions $ à la fin d’un éventuel premier mandat.

S’il est élu au gouvernement le 24 septembre, le parti promet de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ainsi que les traités de paix et d’amitié.