Saint-André : la vague de démissions au sein du service d’incendie se poursuit

L’administration municipale de la Communauté rurale de Saint-André doit composer avec une nouvelle vague de démission au sein de sa brigade d’incendie.

Le départ durant la dernière année de 10 pompiers, dont plusieurs au cours des dernières semaines, à fait chuter le nombre de membres de cette brigade à seulement 13.

Il s’agit d’un seuil plus que critique pour une communauté comptant près de 2000 âmes sur un territoire d’une superficie de 136 km2.

Plusieurs de ces pompiers démissionnaires, dont certains cumulent plus de 20 années de service, ont tenu à prendre part à la réunion publique mensuelle du conseil municipal tenue lundi soir et à témoigner de leur grand mécontentement à l’endroit des élus et du chef pompier Réjean Beaulieu.

Manque de leadership et de connaissances utiles de la part du chef actuel, manque d’effectifs et d’heures de formation pratique, la liste des griefs était somme toute assez longue.

À titre d’exemple, un ancien pompier a souligné que le nombre d’exercices pratiques s’était limité à quatre au cours des six derniers mois, ce qui est bien en deçà des normes provinciales recommandées.

«À l’image d’un joueur de hockey, ça prend de la pratique!»

Le maire de Saint-André, Marcel Levesque, a promis que le conseil municipal allait aborder l’épineuse question de la brigade d’incendie durant les prochaines semaines.

«C’est un cas qui va se régler à l’interne», a simplement affirmé le maire en réponse aux nombreuses doléances exprimées par les anciens pompiers et quelques citoyens.

«J’espère que la situation va se régler assez vite, c’est notre sécurité qui est en jeu», a affirmé Nathalie Lavoie-Bossé, une résidente de la communauté rurale.

Lors de cette même séance du conseil municipal qui fût animée par moment, le maire adjoint de Saint-André a tenu à préserver l’intégrité et l’image du chef Réjean Beaulieu, qui dirige la brigade d’incendie de l’endroit depuis un peu plus d’un an.

«De tous les candidats pressentis pour diriger la brigade, Réjean Beaulieu était le plus qualifié», a indiqué à la foule le conseiller Michel Lavoie.

Questionné par l’Acadie Nouvelle, un chef pompier d’expérience a confié que la brigade d’incendie d’une communauté comme Saint-André devrait compter au moins une vingtaine de membres afin d’assurer la sécurité du territoire.

«Un incendie majeur qui surviendrait la nuit en pleine période de vacances estivales, de chasse ou du temps des fêtes pourrait s’avérer catastrophique puisqu’il n’y aurait qu’environ trois pompiers de Saint-André disponibles pour attaquer le sinistre de front en attendant les renforts provenant des brigades avoisinantes», a expliqué celui qui a préféré taire son nom afin de ne pas envenimer la situation qui prévaut actuellement à Saint-André et dans plusieurs autres communautés du Nouveau-Brunswick.