Tarification du carbone: le laisser-faire de Higgs coûtera cher au N.-B., prévient Gallant

Le laisser-faire de Blaine Higgs en matière de tarification du carbone pourrait coûter cher au Nouveau-Brunswick, prévient Brian Gallant.

Le chef du Parti libéral accuse son adversaire progressiste-conservateur de vouloir laisser la province à la merci d’Ottawa en refusant de mettre un prix sur le carbone.

Si le Nouveau-Brunswick n’a pas sa propre taxe sur le carbone le 1er janvier, le fédéral va lui en imposer une, a rappelé M. Gallant.

«Blaine Higgs et les conservateurs n’ont aucun plan pour mettre un prix sur la pollution causée par le carbone, ce qui veut dire que le filet de sécurité fédéral sur la tarification du carbone sera imposé aux Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises», a déclaré M. Gallant lors d’un arrêt de campagne, jeudi, à Fredericton.

Si son parti parti remporte le pouvoir le 24 septembre, Blaine Higgs a promis de joindre l’Ontario et la Saskatchewan dans leur bataille juridique contre la taxe du fédéral.

Brian Gallant affirme que grâce à son plan de tarification du carbone, les Néo-Brunswickois n’auront pas à payer plus, alors que rien n’est garanti si Ottawa impose sa propre taxe.

«Le filet de sécurité fédéral n’est pas la solution pour les consommateurs et consommatrices de la province», a-t-il dit.

«C’est pourquoi un gouvernement libéral réélu se battra pour que son plan, qui garantit que les consommateurs et consommatrices ne paient pas un sou de plus, soit approuvé.»

Afin d’éviter des coûts supplémentaires à la population, le gouvernement libéral a décidé de transformer une partie de la taxe sur l’essence que paient déjà les automobilistes en taxe sur le carbone. L’argent récolté doit aller dans un fonds pour financer la lutte et l’adaptation aux changements climatiques.

Lorsque Fredericton a présenté son plan pour la première fois en décembre, la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, avait déclaré sur Facebook que l’approche du Nouveau-Brunswick ne répondait probablement pas aux normes d’Ottawa parce qu’elle ne contient pas d’élément dissuasif pour convaincre le public de réduire sa consommation d’énergie fossile.

D’après Brian Gallant, Mme McKenna changera d’avis lorsqu’elle aura étudié le plan libéral en entier.

«Peu importe celui qui formera le prochain gouvernement, le filet de sécurité du fédéral pourrait nous être imposé, mais nous allons nous battre pour notre plan qui va nous aider à lutter contre les changements climatiques tout en assurant que les consommateurs ne paient pas un sou de plus à la pompe ou sur le facture d’électricité.»

«Il est certain que sous un gouvernement Higgs, en l’absence d’un plan concernant l’énergie propre, le Nouveau-Brunswick raterait l’occasion de construire un avenir plus vert et manquerait à son obligation, face à nos enfants et nos petits enfants, de lutter contre les changements climatiques.»

Le gouvernement fédéral a déjà indiqué qu’il retournerait les revenus de sa taxe sur le carbone aux provinces dans lesquelles ils ont été collectés. Ottawa se garde le droit de renvoyer cet argent aux gouvernements provinciaux ou directement aux citoyens.

S’il devient premier ministre, Blaine Higgs promet de réduire les taxes et les impôts d’un montant équivalent à l’argent reçu d’Ottawa en provenance de la taxe sur le carbone, à moins bien sûr que le fédéral renvoie directement cet argent aux citoyens.

Le chef du Parti progressiste-conservateur est convaincu qu’il est possible de lutter contre les changements climatiques et de s’adapter au réchauffement de la planète sans revenus supplémentaires.

«Nous allons atteindre ou même dépasser nos objectifs (de réduction des gaz à effet de serre). Nous allons travailler avec les industries et mettre des règlements, mais nous ne manquerons pas nos objectifs», assure M. Higgs