Un gazouillis du candidat Jeannot Volpé fait sursauter

La twittosphère continue de plus belle à s’immiscer dans l’actuelle campagne électorale provinciale.

Jeannot Volpé, candidat progressiste-conservateur dans la circonscription de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston, a envoyé un gazouillis qui n’est pas passé inaperçu chez certains utilisateurs du réseau social.

Voulant commenter l’épineuse question entourant la présentation ou non d’un débat des chefs à la télévision de Radio-Canada Acadie, l’ancien député et ministre provincial n’a pas mâché ses mots lancés à l’endroit des médias francophones et d’une soi-disant élite acadienne.

«L’Assemblée législative du N.-B. utilise la traduction simultanée, les municipalités aussi. Ce n’est pas acceptable à CBC/RDI pour une sois disant petite élite acadienne. Un petit groupe semble-t-il gonflé par des médias francophones qui veulent deux débats distincts», pouvait-on lire mercredi sur le compte Twitter de l’homme politique.

Le gazouillis en a fait sursauter plusieurs. Pour certains, les propos lancés par Jeannot Volpé démontrent une attitude purement hautaine et méprisante à l’endroit des Acadiens du Nouveau-Brunswick.

Pour d’autres, le message véhiculé par ce dernier est tout simplement inacceptable.

Robert Melanson, le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) s’est dit indigné à lecture des propos du candidat progressiste-conservateur.

«J’aimerais savoir qui est selon lui cette petite élite acadienne et si son chef Blaine Higgs pense exactement comme lui?», a affirmé le président de la SANB, tout en réitérant le droit des francophones de la province à un traditionnel débat des chefs en français.

«On s’attend à un niveau de discours plus élevé de la part d’un francophone et d’un ancien ministre qui a connu les coulisses du pouvoir, c’est scandaleux!», a ajouté Robert Melanson.
Loin de vouloir tomber dans la subtilité et fidèle à sa réputation, Jeannot Volpé a décidé d’en remettre en publiant plus tard un autre gazouillis.

«J’ai beaucoup de respect pour les Acadiens, mais moi je suis un Canadien français…et j’en suis fier», a-t-il écrit.

Le Parti progressiste conservateur du Nouveau-Brunswick a préféré ne pas émettre de commentaires sur ce dossier.