Gallant veut recruter plus de professionnels de la santé

Le chef libéral promet de redoubler d’efforts pour recruter davantage de médecins, d’infirmiers et d’ambulanciers s’il est reporté au pouvoir le 24 septembre.

De passage dans une clinique de pneumologie, vendredi matin à Moncton, Brian Gallant s’est engagé à en faire plus pour attirer, former et retenir les professionnels de la santé.

Il s’est engagé à travailler «agressivement» à ces fins et ainsi pourvoir aux nombreux postes disponibles dans divers secteurs du système de soins de santé au Nouveau-Brunswick.

Un engagement qui vise avant tout à réduire les temps d’attente dans les hôpitaux et à améliorer l’accès aux soins primaires. Selon la Société médicale du N.-B., plus de 44 000 personnes n’ont pas de médecin de famille dans la province.

Le chef libéral promet entre autres de développer une stratégie de recrutement et de rétention des infirmiers, de continuer les mettre un terme à la pénurie d’ambulanciers et de travailler avec des partenaires pour augmenter le nombre de places dans les programmes de formation médicale à Moncton et à Saint-Jean.

Il veut aussi mettre les bouchées doubles pour faciliter l’intégration de professionnels de la santé qui quittent leur pays pour venir s’établir au Nouveau-Brunswick.

Pour y arriver, il s’engage à travailler «avec les associations professionnelles pour accélérer le processus de certification qui permettrait aux professionnels de pratiquer le plus rapidement possible.»

De plus, Brian Gallant promet de collaborer avec la Société médicale du Nouveau-Brunswick pour développer un incitatif pour pousser un plus grand nombre de médecins à pratiquer dans les régions rurales de la province.

En point de presse, il s’est bien gardé de préciser ce que cela pourrait vouloir dire, concrètement parlant.

«Nous allons travailler avec la Société médicale du Nouveau-Brunswick pour développer ces incitatifs. Est-ce que c’est un incitatif au début de leur programmation, est-ce que c’est un incitatif qui est fait lors des études pour les médecins potentiels, est-ce que c’est un incitatif constant?»

Autre changement promis par le leader libéral: confier le recrutement des médecins à la Société médicale du Nouveau-Brunswick. Il s’agit présentement d’une responsabilité partagée par le ministère de la Santé et par les régies (le Réseau de santé Vitalité et le Réseau de santé Horizon).

«Lorsqu’un médecin potentiel arrive pour voir si il ou elle veut pratiquer ici dans la province, souvent ça va être les médecins eux-mêmes, qui sont dans le même domaine, qui vont être capables de les convaincre, de répondre à leurs questions et bien sûr de les inspirer à pratiquer ici au Nouveau-Brunswick.»

Brian Gallant n’a pas voulu préciser quel serait son objectif en matière de recrutement de médecins au cours des quatre prochaines années s’il est reporté au pouvoir par les électeurs.

Il s’est contenté de dire que le plan de recrutement et les objectifs seront développés de concert avec la Société médicale du Nouveau-Brunswick.

L’Acadie Nouvelle a contacté le Réseau de santé Vitalité, vendredi, pour savoir comment ses dirigeants accueillent cette promesse de leur retirer la responsabilité de mener les efforts de recrutement des médecins pour la confier à la Société médicale.

«Le Réseau se réserve le droit de ne commenter aucune promesse lors de la campagne électorale. Il est question ici d’exercer une certaine neutralité», nous a répondu le porte-parole de Vitalité, Thomas Lizotte, par courriel.