Nombre d’élèves record dans les écoles du Sud

Les élèves continuent d’affluer en nombre record dans les écoles du District scolaire francophone Sud. Même les nouvelles infrastructures inaugurées récemment peinent à suffire à la demande. Pour la directrice générale Monique Boudreau, cet afflux de jeunes représente un heureux problème.

Les chiffres ne mentent pas.

Depuis 2012, le nombre d’inscriptions est en hausse constante.

Ils seront plus de 350 nouveaux et nouvelles en septembre dans les 37 écoles du district.

Fait intéressant, on note une augmentation de 125 nouveaux arrivants (en provenance d’autres provinces et d’autres pays) en 2018-2019 (pour un total de 893) dans les différentes institutions du sud de la province.

Au total, les quelque 2000 employés (dont 1200 enseignants et enseignantes) vont former plus de 14 700 jeunes.

Une belle croissance, mais aussi un joyeux casse-tête par moments, affirme la directrice générale.

«Depuis 2012, on a vu notre population étudiante augmenter de près de 1800 élèves», explique Monique Boudreau.

Cette hausse s’explique encore et toujours par l’exode de la population du nord vers les centres urbains du sud et par l’immigration constante au Nouveau-Brunswick.

Avec un rythme de croissance aussi soutenu, les édifices deviennent rapidement exigus.

«On est obligé d’ajouter des classes mobiles dans certaines écoles. On ajoutera par exemple trois nouvelles roulottes à l’École Le Sommet, ce qui veut dire qu’on est rendu à huit classes mobiles», précise la directrice générale.

«On a aussi été obligés d’ajouter une classe mobile à la nouvelle école Champlain (maternelle à huitième année), construite il y a quelques années à peine. Même chose au Carrefour Beausoleil à Miramichi. À Champlain, ils sont rendus à 880 élèves.»

On estime qu’il manquerait au moins une trentaine de classes présentement dans les écoles de Moncton.

Une nouvelle maison d’enseignement doit apparaitre dans le paysage en 2021 ou 2022 dans le secteur du quartier Wheeler.

«Cette nouvelle école va combler un très grand besoin. Mais en attendant, on va être obligé d’ajouter des classes mobiles dans nos écoles de Moncton jusqu’à ce qu’elle soit construite», soupire Monique Boudreau.

Les besoins sont aussi criants à Miramichi et à Saint-Jean.

«On devra faire quelque chose à Miramichi. Quand on regarde nos inscriptions dans nos services de garde francophones, on voit la hausse. On va devoir trouver une solution, que ce soit une rallonge ou une roulotte», constate la grande patronne du District scolaire francophone Sud.

«Même chose pour la région de Saint-Jean. On devra faire quelque chose parce que la population francophone est grandissante», ajoute Mme Boudreau.

Les nouveaux édifices se multiplient pourtant dans le sud. On pense aux écoles Le Marais et Antonine-Maillet à Dieppe, les écoles Champlain et Le Sommet à Moncton ou l’École des Pionniers à Quispamsis.

On a également rénové l’école Étoile de l’Acadie à Rogersville (maternelle à 12e année).
Malgré tout, la directrice générale affirme que tous les professionnels du réseau sont prêts à braver la tempête.

«On a tenu un rassemblement avec les directions d’écoles et les enseignants la semaine dernière et on sent la fébrilité. On a eu de belles vacances d’été et les batteries sont chargées au maximum. Nos gens sont bien contents de commencer une autre année scolaire et de jouer un rôle crucial dans leur communauté», assure-t-elle.

«C’est le message que nous leur avons livré. Ils contribuent tous et toutes à l’éducation des enfants et à leur mieux-être. On dit qu’au District scolaire francophone Sud on change le monde et chacun peut contribuer à changer la vie de nos enfants.»
Cet enthousiasme semble aussi se refléter auprès des jeunes.

«La semaine passée au centre commercial, j’ai rencontré trois petites filles avec des sacs à dos et elles avaient un grand sourire aux lèvres. Je pense que les jeunes sont prêts à embarquer de nouveau dans la routine», annonce fièrement Monique Boudreau.

«C’est un beau défi qu’on veut relever. Nous avons la plus belle profession parce qu’on peut vraiment faire une différence dans la vie de nos jeunes.»