Une rentrée historique à Shippagan

Un nouveau chapitre de l’histoire de l’éducation postsecondaire dans la Péninsule acadienne vient de s’ouvrir. Après plusieurs années de travaux, le projet de cohabitation entre le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick et l’Université de Moncton, campus de Shippagan, est enfin réalité.

Un nouvel édifice de 29 000 pieds ajouté en annexe au pavillon Irène-Léger de l’UMCS a officiellement accueilli ses premiers étudiants mardi.

Construit au coût d’environ 11 millions $ grâce à des investissements des gouvernements provincial et fédéral, le nouvel édifice sera principalement occupé par les étudiants et le personnel du CCNB.

Les formations professionnelles et techniques seront notamment regroupées sous un même toit, mais certains lieux seront fréquentés par l’ensemble des étudiants, dont la cafétéria.

Auparavant, ces programmes étaient répartis entre Caraquet et Shippagan. Les métiers seront toujours enseignés à Caraquet.

Selon Alain Boisvert, directeur du CCNB, campus de la Péninsule acadienne, le projet va permettre aux deux établissements postsecondaires de partager plus de ressources et de mettre sur pied des projets communs.

«C’est un bon projet parce qu’il a été conçu d’abord et avant tout autour des étudiantes et des étudiants. Vraiment, il s’agit de mettre en commun les ressources de l’UMCS et du CCNB pour mieux desservir nos étudiants.»

Les deux institutions aspirent également à de plus grandes ambitions. Sid-Ahmed Selouani, vice-recteur de l’UMCS, et Alain Boisvert rêvent que Shippagan devienne une référence mondiale dans la recherche sur les pêches, l’aquaculture et le développement durable.

«Il y a déjà des projets communs qui ont commencé dans les deux établissements ainsi qu’avec l’Institut de recherche sur les zones côtières. En temps et lieu, on pourra en parler, mais nous avons des atouts ici en région que d’autres régions n’ont pas, dont la proximité et l’histoire de la pêche et l’histoire de tout ce qui a été réalisé en aquaculture et en développement durable. Notre présence sous un même toit va favoriser cette synergie. C’est de bon augure pour l’avenir», dit M. Selouani.

Plus d’une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie d’inauguration du nouvel édifice. Les premières impressions sont bonnes.

«C’est très beau et grand! C’est le fun, ça va créer une dynamique. Je pense que ça va être bien», commente Carole-Anne Boudreau, superviseure de laboratoire de biologie à l’UMCS.

Au moment où nous lui avons parlé, Deborah Kalonda, présidente de l’Association étudiante du CCNB, campus de la Péninsule acadienne, n’avait pas encore eu le plaisir de découvrir tous les recoins du nouvel édifice. La jeune femme âgée de 23 ans a bien hâte d’entamer sa deuxième année en administration des affaires – gestion communautaire et culturelle, mais elle s’avoue légèrement nerveuse des changements à venir.

«L’an dernier, tout le monde (au CCNB) se connaissait bien, donc on espère que ça va être la même chose et qu’il n’ait pas de différence entre l’université et le collège.»

Deborah Kalonda compte tout de même tirer plein profit de la nouvelle cohabitation entre le CCNB et l’UMCS.

«Je n’avais jamais envisagé d’aller à l’université auparavant, mais je pense que ça va me donner une meilleure idée de comment ça se passe. J’espère que ça va me donner envie.»