Des conducteurs de VTT demandent un accès au centre-ville de Bouctouche

Le conseil municipal de Bouctouche étudie la possibilité de permettre aux VTT d’utiliser le pont de la rue Acadie, en face de l’église au centre-ville. La décision pourrait stimuler l’économie du centre-ville, tout en permettant aux adeptes de circuler en sécurité entre Kent-Nord et Kent-Sud.

Comme plusieurs de ses concitoyens, Roger Daigle pratique les activités en plein air dans la région de Bouctouche depuis qu’il est tout jeune. En 2002, l’homme âgé de 67 ans s’est découvert une passion pour les véhicules tout-terrain.

Au fil des ans, il s’est impliqué dans le développement des sentiers pour VTT. Il est aujourd’hui président de la Fédération des véhicules tout-terrain du N.-B.

L’organisme est tout près de réaliser un des rêves de M. Daigle, soit de rattacher tous les sentiers de Miramichi à Saint-Jean, en passant par Saint-Antoine et Sackville.

Il y a cependant deux obstacles importants sur son chemin: la rivière Bouctouche et la rivière Richibucto. À l’heure actuelle, les ponts qui traversent ces cours d’eau ne sont pas accessibles aux VTT. M. Daigle souhaite changer la donne.

«Il y a des VTT qui traversent le grand pont sur la route 11, mais c’est dangereux. On demande à la Ville la permission de se servir du pont en face de l’église. Ça serait beaucoup plus sécuritaire. La limite de vitesse est 50 km/h et nos VTT peuvent aller à cette vitesse sans problème. On ferait partie de la circulation normale», explique M. Daigle.

Une demande semblable a été déposée auprès de la municipalité de Rexton. Les conducteurs de VTT souhaitent obtenir la permission de traverser la rivière Richibucto sur la rue Main, entre le bureau de poste et la station-service Irving.

Roland Fougère, maire de Bouctouche, a fait savoir que son conseil municipal a tenu une réunion sur le sujet la semaine dernière. La proposition des conducteurs l’intéresse, étant donné qu’elle pourrait faire augmenter le nombre de clients dans les commerces du centre-ville à l’extérieur de la saison touristique. M. Daigle avance que des réseaux plus complets attireraient les mordus du VTT du Québec.

Le maire mentionne aussi qu’il ne craint pas que les véhicules tout-terrain causent des problèmes au niveau des bruits.

«Ce sont des personnes matures qui ne cherchent pas à faire du brouhaha dans les rues. Il y a une pomme pourrie ici et là… on pense à des jeunes qui passent dans nos rues à pleine vitesse à 23h. Mais eux, ils passent qu’ils aient la permission ou non. Ceux qui nous demandent la permission, ce sont les personnes qui veulent traverser le pont en toute légalité sans se faire arrêter par la GRC.»

«Moi, j’ai 67 ans. Je ne fait pas le cowboy dans les rues», assure M. Daigle, ajoutant que son groupe ne demande pas d’utiliser toutes les rues, mais seulement une partie des rues Acadie et de l’Église qui mènent à leurs sentiers.

Avant d’approuver la demande, le conseil municipal de Bouctouche va étudier la situation des villes qui ont donné aux VTT la permission d’utiliser des ponts, comme Bathurst. Elle considère aussi la possibilité de tenir une réunion publique sur le sujet.

Des conditions pourraient être appliqués aux VTT, comme une restriction des heures d’utilisation pendant la saison touristique.

M. Fougère souhaite obtenir une réponse de la Ville avant l’hiver.