Les candidats francophones du PC à la défense de Blaine Higgs

Convaincus que l’unilinguisme de Blaine Higgs occupe déjà trop de place dans la campagne électorale, les candidats progressistes-conservateurs francophones se rangent derrière leur chef pour défendre son bilan.

Dix candidats francophones du nord et du sud-est de la province se sont rassemblés dans le bureau de campagne de Robert Gauvin, candidat de Shippagan-Lamèque-Miscou, jeudi après-midi. Ils se portent à la défense de leur chef Blaine Higgs, qui ne maîtrise pas le français. Ils comptent mener une offensive afin de mieux vendre le programme et les idées de leur parti.

Il y a près de 30 ans, M. Higgs a tenté de se faire élire à la direction du Confederate of Regions, un parti réputé pour ses positions contre le bilinguisme officiel. Il suit présentement des cours de français et affirme qu’il a complètement changé d’avis sur ses positions antérieures.

M. Higgs n’était pas présent à Shippagan jeudi. Il a poursuivi sa campagne dans le sud de la province où il a notamment fait une annonce concernant l’alphabétisation à Quispamsis.

«Il est grand temps qu’on mette le cap sur les vrais enjeux de cette campagne, c’est-à-dire ce qui se trouve dans votre portefeuille et la qualité des services que le gouvernement est censé vous offrir», a lancé Robert Gauvin.

Bien que les candidats francophones souhaitent passer à autre chose, la question linguistique a tout de même été évoquée à plusieurs reprises lors de la conférence de presse. Robert Gauvin a tenu à défendre le bilan personnel de son chef en matière de langues officielles.

«Blaine Higgs veut être un défenseur des langues officielles. Il est un allié de la francophonie. Nous sommes tous des alliés de la francophonie. Nous félicitons d’ailleurs M. Higgs pour ses efforts continus d’apprendre le français. Ses quatre filles parlent le français. Dans sa circonscription, son plus grand projet d’infrastructure a été la construction d’une école francophone.»

«Nous avons tous rencontré Blaine Higgs. Il nous a tous assuré qu’il était en faveur du bilinguisme», a ajouté le candidat vedette.

Deux candidats se prononcent

Danny Soucy, ancien ministre sous le gouvernement Alward et candidat dans Victoria-La Vallée, pense que sa ville natale de Grand-Sault pourrait servir d’exemple au reste de la province. Selon le dernier recensement, près de 77% de la population de la municipalité connaissent les deux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

«Je pense que c’est le meilleur exemple d’un endroit où les deux communautés linguistiques vivent ensemble.»

Il ne croit pas cependant que les questions linguistiques devraient être exploitées à des fins partisanes durant la campagne.

«Je suis fier de ma communauté et de ma culture. Je veux m’assurer que notre province continue à offrir des services aux deux communautés linguistiques, mais je ne veux pas qu’on utilise la langue comme enjeu. Il y a d’autres choses à considérer. La langue est importante. Nous on est là pour s’assurer qu’on garde nos acquis et qu’on continue de grandir.»

De son côté, Claude Landry, candidat dans Tracadie-Sheila, s’engage de faire en sorte que les sous-ministres et sous-ministres adjoints soient en mesure de s’exprimer dans les deux langues officielles.

«Si un fonctionnaire, un sous-ministre ou un sous-ministre adjoint ne peut dialoguer avec ses employés dans la langue de leur choix, on a un problème au Nouveau-Brunswick.»