Brian Gallant en rencontre éditoriale: «Pas de hausses de taxes»

Brian Gallant en fait la promesse: il n’y aura pas de hausse de taxes ou d’impôts si les libéraux sont réélus dans deux semaines. Une baisse du fardeau fiscal des contribuables n’est toutefois pas non plus sur le radar.

«Il n’y a rien qui sera augmenté lors de notre mandat», répond le chef du Parti libéral au sujet des taxes et des impôts si son gouvernement obtient un deuxième mandat.

«Nous avons déjà fait les choix difficiles lors de nos deux premiers budgets.»

La caravane rouge s’est arrêtée au quartier général de l’Acadie Nouvelle à Caraquet, jeudi, pour une rencontre avec le comité éditorial du journal.

En 2014, Brian Gallant avait été le seul parmi les chefs des principaux partis politiques à laisser la porte ouverte à une éventuelle hausse de la Taxe de vente harmonisée.

Un peu plus d’une année plus tard, les libéraux annonçaient une hausse de la TVH de 2% afin de générer environ 300 millions $ de plus par année dans les coffres de l’État.

En 2015, le gouvernement libéral a également augmenté l’impôt des contribuables qui gagnent 150 000$ et plus par année.

Brian Gallant assure qu’il n’augmentera pas les taxes et les impôts à nouveau, mais ne va pas jusqu’à promettre de les réduire.

«Nous sommes ouverts à ça, mais je vais vous dire que ce n’est pas dans notre plan actuel», confie-t-il.

L’engagement de M. Gallant concernant le gel des taxes et les impôts ne s’étend pas aux frais de certains services gouvernementaux comme l’obtention d’un permis de conduire ou l’immatriculation d’un véhicule.

Il se fait toutefois rassurant à cet égard.

«Je peux vous dire que nous comprenons très bien que les gens du Nouveau-Brunswick et les familles, malheureusement, voient souvent les factures augmenter plus rapidement que leurs salaires.»

Malgré les hausses de revenus des quatre dernières années, la dette nette a augmenté de 19% depuis 2014 pour atteindre 13,9 milliards $ à la fin de l’exercice financier 2017-2018.

Le N.-B. a flirté momentanément avec l’équilibre budgétaire l’an dernier en enregistrant un surplus de 67 millions $ au lieu du déficit de 188 millions $ qui avait été prévu.

Le répit a toutefois été de courte durée. Le ministère des Finances prévoit un manque à gagner de 187,4 millions $ cette année.

S’ils sont réélus le 24 septembre, les libéraux promettent de présenter un budget équilibré en 2021-2022.

«Si nous continuons à surpasser nos cibles, nous aurons l’équilibre budgétaire plus tôt, par contre, nous nous donnons comme but le troisième budget d’un deuxième mandat», avance Brian Gallant.

«Au troisième budget, le plan c’est de commencer à payer (la dette) avec notre surplus budgétaire.»

La dette a continué de grimper sous les libéraux, mais la capacité de payer de la province s’est accrue encore plus vite, souligne-t-il.

«La dette est importante, mais notre capacité à payer cette dette est importante aussi.»

On calcule généralement la «capacité de payer» d’une province ou d’un pays en comparant la taille de son économie (le produit intérieur brut) à la taille de sa dette.

Depuis deux ans, la taille de la dette par rapport au PIB est en baisse; du jamais vu au Nouveau-Brunswick depuis 2007. Toutefois, à 39,2%, le ratio dette-PIB est toujours plus élevé qu’il ne l’était en 2014 lorsque les libéraux ont pris le pouvoir.