Higgs dit pouvoir lutter contre les changements climatiques sans taxer le carbone

Blaine Higgs promet de lutter contre les changements climatiques avec les ressources existantes plutôt qu’avec les revenus de la tarification du carbone.

Le chef du Parti progressiste-conservateur ne veut pas des revenus de la taxe sur le carbone. Si Ottawa met sa menace à exécution et lui en impose une, cet argent retournera dans les poches des contribuables, assure-t-il.

M. Higgs se défend toutefois de vouloir laisser tomber les efforts de réduction des gaz à effet de serre.

«Nous allons continuer à respecter nos objectifs actuels et ceux de 2030. Ce n’est pas un débat. Ce n’est pas une question. Ça va arriver. Mais ce ne sera pas nécessaire de taxer les gens davantage pour y arriver.»

Le plan d’action du Nouveau-Brunswick sur les changements climatiques adopté l’an dernier par le gouvernement libéral de Brian Gallant prévoit plus d’une centaine de mesures censées être financées en partie par la tarification du carbone.

S’il devient premier ministre le 24 septembre, Blaine Higgs entend conserver seulement les initiatives les plus efficaces en les finançant avec les ressources existantes plutôt qu’avec les revenus de la tarification du carbone.

«Quel est l’argent que nous avons déjà dans le système et que nous dépensons dans toutes sortes de domaines? On parle de centaines de millions de dollars. Nous devons prioriser les projets verts qui ont les meilleures chances de réussir», avance le chef du Parti progressiste-conservateur.

Une partie des budgets de la Société de développement régional, d’Opportunités Nouveau-Brunswick et de la Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick pourrait notamment servir à cette fin, dit-il.

«Il faut utiliser ce que nous avons au lieu d’inventer une nouvelle taxe et de nouvelles dépenses.»

Blaine Higgs souhaite également que les industries polluantes utilisent la technologie afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre lorsque c’est possible.

«Si la technologie n’existe pas pour certaines industries, il va falloir évaluer les impacts économiques potentiels avant de décider de la marche à suivre pour ces industries.»

Le plan d’action du gouvernement libéral prévoit notamment éliminer le charbon dans la production d’électricité à la centrale de Belledune d’ici 2030. Sur ce point, les progressistes-conservateurs sont plutôt d’accord.

«Le charbon est un important émetteur (de GES). Avec le temps, cette centrale devra être mise hors service. Il n’y a pas d’autres options, sauf si on peut trouver un combustible alternatif. À long terme, une centrale au charbon n’a pas d’avenir au Nouveau-Brunswick.»