Un autre prix national d’architecture pour une Saint-Jeannoise

L’architecte Monica Adair, originaire de Saint-Jean, vient à nouveau d’être décorée par ses pairs du milieu architectural.

L’ancienne élève du Centre scolaire Samuel-de-Champlain a reçu la semaine dernière le Prix de Rome en architecture du Conseil des arts du Canada.

La récompense est remise à un architecte ou à une firme d’architectes ayant démontré un potentiel artistique exceptionnel et qui a complété ses premières œuvres bâties.

Elle partage l’insigne honneur avec Stephen Kopp, son conjoint et partenaire d’affaires avec qui elle a fondé en 2010 la firme Acre Architects.

Tous deux ont aussi mis la main sur une somme de 50 000$ qui leur permettra de voyager aux États-Unis, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Norvège,  de mettre de l’avant différents projets professionnels à vocation culturelle et touristique et de faire des présentations publiques.

«C’est un prix que nous apprécions grandement et convoitions depuis l’époque où nous étions étudiants», raconte d’entrée de jeu Monica Adair.

Cette récompense, octroyée pour la toute première fois de l’histoire à un lauréat originaire du Nouveau-Brunswick, s’ajoute au Prix du jeune architecte décerné par l’Institut royal d’architecture du Canada que Monica Adair a reçu en 2015 et à une foule d’autres honneurs récoltés au fil des ans.

Cette dernière a également été la grande architecte du projet de construction du Centre E.et P. Sénéchal de Grand-Sault, ce qui lui a valu le Prix d’excellence du lieutenant-gouverneur en architecture en 2011.

«Le Prix de Rome en architecture est une récompense et un investissement pour tout le Nouveau-Brunswick, pas seulement pour Acre Architectes», affirme celle qui dit recevoir sans cesse depuis quelques jours des appels téléphoniques et des messages de félicitations en provenance de partout sur la planète.

En entrevue à l’Acadie Nouvelle, Monica Adair a expliqué que l’architecture est loin de se limiter qu’à la simple conception d’espaces et de diverses structures.

Selon elle, cette forme d’art est par surcroît étroitement liée au tourisme à vocation culturelle.

«C’est une façon de créer une identité culturelle, de souligner les diversités que l’on retrouve ici, de bâtir un avenir plus viable et de mettre en valeur le plein potentiel qu’il y a en Atlantique».

Acre Architectes compte parmi ses projets architecturaux la microbrasserie Picaroons à Fredericton, ainsi que différents immeubles commerciaux et résidentiels situés au centre-ville de Saint-Jean.