Foyers de soins : manifestation pour réclamer plus d’heures par patient

Employés et familles des résidents de foyers de soins ont bravé la pluie et descendu dans la rue mardi après-midi à Robertville. Ils réclament plus d’heures de soins pour les patients des foyers de soins de la province.

C’est à l’appel du comité représentant les familles des résidents de la Villa Sormany de Robertville que les manifestants ont lancé un appel à la population et aux partis politiques quant au manque d’heures de soins aux résidents.

La vice-présidente du comité, Claudia Desrosiers, mentionne que le nombre d’heures subventionnées par le gouvernement provincial est de 3,1 heures par résident par 24 heures. Il existe cependant aussi des postes connexes dans les établissements comme la personne attitrée au bon positionnement des résidents et la secrétaire au poste des infirmières. Leur travail compte dans les heures subventionnées, mais ces personnes n’offrent pas des soins directs au patient.

«Ces deux postes diminuent les soins directs de 3,1 heures à 2,5 heures aux résidents par 24 heures. Cette formule n’a pas été ajustée aux besoins des foyers depuis au moins dix ans.Les ressources fournies aux foyers demeurent constantes, mais les coûts continuent de grimper. Cela se traduit par moins d’argent pour offrir plus de services et de soins nécessaires aux résidents», estime Mme Desrosiers.

«Le gouvernement propose d’augmenter le nombre d’heures à 3,5 heures sur quatre ans, mais c’est maintenant qu’on a besoin de ces heures. Une augmentation d’heure de soins par résident par 24 heures ferait une grande différence», ajoute-t-elle.

Besoin criant de mains d’oeuvres dans les foyers de soins

Une infirmière à la Villa Sormany à Robertville , Alice Hébert, dénonce le manque de personnel dans les foyers de soins dans la province. Selon elle, la réalité dans les foyers de soins change au fil des années.

«On offre plus de services dans les foyers de soins qu’auparavant, dont les soins palliatifs. La charge de travail est beaucoup plus lourde pour les employés et c’est important d’avoir plus d’employés pour continuer à offrir des services de qualités aux résidents. »

Un enjeu électoral

Les manifestants dénoncent le manque d’engagement des partis politiques à augmenter les heures de soins dans les foyers, mais aussi l’absence d’un incitatif financier pour recruter des employés.

«Les partis politiques doivent prendre une position dans ce dossier . On manque cruellement de main-d’œuvre dans les foyers de soins. On pense que ce serait bien d’avoir un incitatif financier pour attirer les jeunes ou se tourner vers l’immigration pour pourvoir les postes», a déclaré Jean-Baptiste Roy, président du comité représentant les familles des résidents de la Villa Sormany.