Brian Gallant nie avoir offert le ministère des Finances à Blaine Higgs en 2014

Personne au sein de l’équipe libérale n’avait l’autorisation d’offrir à Blaine Higgs un poste clé au sein du ministère des Finances en 2014, assure Brian Gallant.

Le coup d’éclat du leader du Parti progressiste-conservateur a continué à faire des vagues, jeudi, au lendemain du débat des chefs de CBC.

Lors d’un point de presse impromptu à bord de son autobus de campagne, Brian Gallant a raconté aux journalistes que lui et son équipe avaient rencontré M. Higgs à quelques reprises après la victoire du Parti libéral en 2014.

Brian Gallant a toutefois assuré ne jamais avoir offert le poste de ministre ou de sous-ministre des Finances à Blaine Higgs.

Le chef libéral Brian Gallant était à Napan, jeudi. – Gracieuseté

Les libéraux ont discuté avec l’ancien ministre des Finances de David Alward après leur arrivée au pouvoir pour connaître ses idées sur le retour à l’équilibre budgétaire, a indiqué M. Gallant.

«Il a répété constamment qu’il aurait pu équilibrer le budget si ce n’était du premier ministre Alward et du reste du cabinet. J’avais l’impression qu’il voulait vraiment juste couper en éducation, en santé et dans les infrastructures pour équilibrer leur budget, mais je voulais lui donner le bénéfice du doute. Je voulais voir si certaines de ses idées étaient bonnes et si elles pouvaient être mise en oeuvre.»

«Durant ces rencontres, ils ont écouté les idées de Blaine Higgs sur le rétablissement des finances et malheureusement, il est devenu rapidement très clair qu’il voulait seulement couper dans l’éducation, la santé et les infrastructures», a mentionné le chef du Parti libéral.

Le leader du Parti progressiste-conservateur a créé toute une surprise sur les ondes de CBC, mercredi soir, en affirmant que les libéraux lui avaient offert le poste de ministre ou de sous-ministre des Finances après leur victoire en 2014.

Blaine Higgs a expliqué par la suite aux médias que c’est l’avocat Len Hoyt, un membre de l’équipe de transition de Brian Gallant, qui lui avait fait cette offre.

«J’ai parlé à Len Hoyt (mercredi) soir. Je peux vous dire qu’il a rencontré Blaine Higgs à quelques reprises. Je pense qu’il y a eu deux ou trois réunions. S’il y a eu des conversions avec

Len Hoyt concernant un rôle que pourrait jouer Higgs, il faudrait leur demander, mais ce que Len Hoyt m’a dit, c’est qu’il ne se souvient pas de ça», a dit M. Gallant.

«Je n’aurais jamais été intéressé à ce qu’il nous rejoigne de quelque façon que ce soit, en tant que ministre ou en tant que sous-ministre. Si d’autres représentants l’ont rencontré et lui ont donné cette impression, ce n’était certainement pas avec mon autorisation.»

Len Hoyt n’a répondu à notre demande d’entrevue jeudi.

Le chef du Parti progressiste-conservateur a fait face lui aussi à plusieurs questions de la part des journalistes à la suite de son coup de théâtre durant le débat.

En marge d’une conférence de presse à Minto, les journalistes ont tenté de savoir pendant combien de temps M. Higgs avait jonglé avec l’idée de quitter son parti pour se joindre aux libéraux ou à la fonction publique sous Brian Gallant.

«Je dirais jusqu’au premier budget, à peu près, mais ce n’était pas relié au moment du budget, c’était seulement le mois de février ou mars», a-t-il répondu.

Après la conférence de presse, la directrice des relations avec les médias du parti, Nicolle Carlin, a indiqué aux journalistes que M. Higgs avait mal compris la question et qu’il n’avait pas vraiment laissé s’écouler quatre mois avant de refuser l’offre qui lui aurait été faite par Len Hoyt durant la période de transition.

Selon Mme Carlin, environ deux mois ont passé entre l’offre de Me Hoyt et le refus de Blaine Higgs.

Le chef du Parti progressiste-conservateur a accepté de discuter avec Brian Gallant et son équipe en 2014, et leur a même fait une présentation sur ses plans pour atteindre l’équilibre budgétaire, dans l’espoir que les libéraux poursuivraient ses initiatives, a-t-il dit.

«J’espérais voir une continuité. Je ne pensais pas qu’ils accepteraient toutes les initiatives (…), mais il y a eu une érosion et ils ont renvoyé des personnes clés qui produisaient des résultats et qui n’avaient pas été nommées pour des raisons politiques, des gens qui étaient dans le système depuis longtemps.»