Ces 50 personnes n’ont pas le droit de voter

Tandis que les Néo-Brunswickois se rendront aux urnes, lundi, une citoyenne ne pourra en aucun cas remplir son bulletin de vote. Il s’agit de nulle autre que la responsable du scrutin.

La loi interdit à Kim Poffenroth, directrice générale des élections dans la province, de se prononcer dans les élections municipales et provinciales.

Selon la principale intéressée, cette disposition « accentue la perception de non-partisanerie et d’impartialité » associée à son poste.

Or, près de la moitié des provinces et territoires permettent à leur DGE d’exercer son droit de vote. C’est le cas du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta, de Terre-Neuve-et-Labrador, des Territoires du Nord-Ouest ainsi que du Nunavut.

Les directeurs de scrutin des 49 circonscriptions n’auront pas non plus voix au chapitre, lundi, sauf en cas de partage égal des votes. Ils seraient alors appelés à trancher – et ainsi dévoiler leur inclination politique au grand public.

Même si cet improbable scénario ne s’est jamais concrétisé, Kim Poffenroth envisage de recommander un changement à la loi pour les élections futures.

Parmi les électeurs ayant voté par anticipation cette année figure d’ailleurs Michael Quinn, le prédécesseur de Mme Poffenroth, qui a l’occasion de se prononcer pour la première fois en dix ans dans le cadre d’une élection provinciale.