Éducation: Saint-Paul prépare l’avenir

Un nouveau comité se penchera sur l’avenir des services éducatifs à Saint-Paul. La communauté rurale de 850 habitants au nord de Moncton est sans école depuis la fermeture de son ancien établissement scolaire, il y a deux ans.

Quel sera l’avenir de l’éducation à Saint-Paul? Voilà la question que se posera un nouveau comité du Conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud.

Au cours des prochains mois, le groupe formé du président du conseil d’éducation, Paul Demers, et quatre autres membres du conseil se réuniront à quelques reprises afin d’échanger des idées sur le dossier.

Une fois organisés, ils rencontreront des gens de la communauté afin de connaître leur vécu depuis la fermeture de l’école et leurs attentes pour l’avenir.

M. Demers croit que l’expérience pourrait offrir des pistes à suivre pour l’avenir de l’éducation dans les communautés minoritaires en milieu rural.

«L’objectif est d’écouter les besoins particuliers de la communauté. Il va falloir à un moment donné développer des mécanismes politiques pour les situations rurales.»

«On veut s’assurer que les enfants d’âge préscolaire et les élèves de la communauté sont bien desservis sur le plan de l’éducation. On veut aussi s’assurer que la communauté puisse développer un sentiment d’appartenance à la langue et à la culture acadienne.»

Depuis la fermeture de l’école Saint-Paul, à l’automne 2016, une partie des anciens élèves de l’école Saint-Paul fréquentent l’école Mont-Carmel de Sainte-Marie-de-Kent, alors que d’autres se rendent à l’école Le Sommet de Moncton.

M. Demers veut s’assurer que si jamais un nouvel établissement scolaire ouvre ses portes à Saint-Paul, les parents auront leur mot à dire sur la façon que les jeunes vont l’intégrer.

Il y a quelques mois, le comité de sauvegarde de l’école Saint-Paul, mené par Marc Henrie, avait proposé l’ouverture d’une école gérée par la communauté dans le centre multifonctionnel local.

M. Demers ne ferme pas la porte à ce type d’idée.

«On ne veut pas imposer des choses à la communauté, mais de voir avec elle ce qui peut être fait pour répondre à la demande. Je crois qu’il faut faire preuve d’imagination.»

M. Demers estime que les consultations valent la peine même si le dossier de la fermeture de l’école Saint-Paul se retrouve toujours devant les tribunaux.

En mai, le juge Zoël Dionne de la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick a invalidé la décision de fermer l’école de l’ancien ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Serge Rousselle. M. Dionne a conclu que le ministre n’avait pas reçu le mandat clair du conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud à fermer l’école.

Le gouvernement provincial a interjeté appel devant la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, quelques semaines plus tard. La prochaine comparution au Palais de justice de Fredericton est prévue le 15 novembre.

Au moment de la fermeture, 62 élèves de la maternelle à la huitième année étaient inscrits à l’école Saint-Paul.