Alimenter la cuisinière d’un CCNB… avec des déchets alimentaires

Alimenter la cuisinière de la cafétéria du CCNB campus de Bathurst avec du biogaz, c’est le défi que veut relever Marie-France Arpin, étudiante en Technologie de l’environnement.

Marie-France Arpin fait une étude de rentabilité afin de savoir si le système de propane de la cafétéria de son campus pourrait être remplacé par un système qui utilise le biogaz produit par les restes de nourriture.

«Le biogaz est une énergie verte créée à partir de la fermentation de matières organiques. Si la conversion s’avère rentable, nous pourrions produire notre propre biogaz pour alimenter la cuisinière de la cafétéria», indique-t-elle.

«Je dois d’abord évaluer la quantité de biogaz qu’on peut produire avec les déchets organiques disponibles, la quantité dont on a besoin et les coûts associés à l’achat et l’installation d’un tel système. Ensuite, je vais devoir comparer tout ça avec les coûts annuels en propane.»

La gestion des matières résiduelles est un volet important dans le secteur de l’environnement partout sur la planète. Au Nouveau-Brunswick, la production de déchets solides vient principalement des produits faits à base de papier et carton, et des produits organiques.

Mme Arpin a évalué la quantité de déchets produits au CCNB campus de Bathurst.

«La semaine dernière, j’ai réalisé les tests avec la participation des étudiants et du personnel qui mangent à la cafétéria à midi. Les résultats de ces tests me donnent une tonne de déchets par année. Cela est suffisant pour alimenter la cuisinière de la cafétéria en gaz naturel», de souligner Mme Arpin.

«L’intérêt des étudiants pour ce projet est grandissant. Ils sont curieux et veulent connaître le fonctionnement du projet. Les gens veulent s’investir davantage et sont ouverts au changement.»

Selon Mme Arpin, c’est important d’avoir de petits projets de ce genre au CCNB.

«On devient un modèle pour les autres en parvenant à s’autosuffire en biogaz. Peut-être que dans les années à venir, on pourrait produire de l’électricité pour alimenter tout le collège.»

Mme Arpin réalise ce projet dans le cadre du programme Gestion des matières résiduelles du programme Technologie de l’environnement. Elle doit soumettre son projet en novembre à son enseignante et à l’administration du CCNB campus de Bathurst.

«C’est l’administration du collège qui décidera de l’implantation du projet à la cafétéria.»