Des élèves de Balmoral discutent avec un astronaute

Une classe de l’école primaire La Mosaïque du nord de Balmoral s’est entretenue, jeudi, avec le prochain astronaute canadien à décoller en mission dans l’espace.

Dans le cadre d’une vidéoconférence organisée par l’Agence spatiale canadienne, les élèves cinq écoles primaires canadiennes (Truro, Québec, Winnipeg, Vancouver et Balmoral) ont pu poser quelques questions à l’astronaute David Saint-Jacques.

Il se trouvait au Kazakhstan, au centre de lancement russe de Baïkonour. C’est là même où, il y a plus de 60 ans, a commencé la course à la conquête spatiale avec les lancements du premier satellite (Spoutnik) puis de la fusée qui enverra Youri Gagarine en orbite.

Ce n’est pas la première fois que les élèves de Balmoral ont la chance de discuter avec l’astronaute canadien. Ils avaient eu l’occasion de le découvrir en 2014, toujours par le biais de la vidéoconférence. Cette fois par contre, la rencontre avait un petit quelque chose de particulier puisque l’astronaute a enfin obtenu le feu vert pour prendre part à sa toute première mission. Le décollage est prévu pour le 20 décembre à bord d’une fusée Soyouz.

L’initiative revient à l’enseignante de 6e année, Sophie Thibeault.

«On aborde la thématique de l’astronomie pour nos cours de science et de français. Et ce qui est très intéressant cette année, c’est que les élèves pourront suivre la mission spatiale de M. Saint-Jacques au cours des semaines et mois à venir», indique-t-elle.

L’astronaute a pris quelques minutes pour discuter de sa mission, de son métier d’astronaute et de son entraînement avec les jeunes.

Parmi les questions inusitées posées: À combien de levers de soleil assiste-t-on en une journée lorsque l’on est en orbite dans la station spatiale internationale? Puisque la station prend une heure trente à faire le tour de la Terre, ses passagers peuvent ainsi contempler 16 levers de soleil.

Quelle heure utilise-t-on dans la station? Celle de Londres, soit à mi-chemin entre les deux plus grands centres spatiaux (Moscou et Houston). Ce qu’il a trouvé le plus difficile à maîtriser? Le pilotage de Soyouz, la manipulation du bras canadien, et la langue russe (qui avec l’anglais est la langue officielle de la station spatiale).

Y a-t-il selon lui de la vie ailleurs dans l’univers? Il en est persuadé.

Trois élèves de la Mosaïque du Nord ont pu lui poser une question. Parmi celles-ci , on lui a demandé quelles étaient ses attentes face à sa première mission spatiale.

«J’ai eu la chance de voir plusieurs décollages et assister d’autres astronautes dans leur préparation. J’ai donc une bonne idée du processus, mais je ne l’ai jamais vécu moi-même. Pour le reste je suis comme vous. J’ai vu des photos et des vidéos de comment ça se passe dans la station, dans l’espace. C’est tout. J’ai bien hâte de pouvoir l’expérimenter», a-t-il indiqué.

Une autre question intéressante est venue du Restigouche. Combien de fois entend-il aller dans l’espace? «Je vais commencer par y aller une fois, faire le travail de mon mieux et pour lequel j’ai été choisi. Et par la suite, on verra si ma femme m’autorise à y retourner», a lancé l’astronaute à la blague.