L’explosion à la raffinerie de Saint-Jean n’a fait que des blessés mineurs

L’explosion et l’incendie spectaculaires survenus lundi matin à la raffinerie Irving Oil de Saint-Jean n’ont causé que des blessures légères qui ne menacent pas la vie des travailleurs affectés.

Kevin Scott, directeur du raffinage et de l’approvisionnement pour Irving Oil, évoque un «dysfonctionnement» dans l’une des unités de traitement du diesel.
«Nous croyons qu’il y a eu une explosion», décrit-il.

La déflagration, ressentie à des kilomètres à la ronde, a fait craindre le pire et a semé la panique au coeur de l’usine. Finalement, cinq patients ont été hospitalisés pour des blessures non mortelles.

L’Hôpital régional de Saint Jean avait déclenché le code orange de manière préventive, un protocole d’urgence habituellement utilisé pour faire face à l’arrivée massive de blessés.

«Nous pouvons confirmer que nous avons maintenant traité cinq personnes blessées par l’explosion de la raffinerie à l’Hôpital régional Horizons de Saint-Jean et que toutes les cinq ont reçu leur congé de l’hôpital», a fait savoir le réseau de santé Horizon en milieu d’après-midi.

Une puissante détonation

Plusieurs photos et vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent une partie de l’installation en flammes, accompagnée d’un nuage de fumée noire visible depuis les alentours de la ville portuaire.

Litsa Daeres, qui vit à proximité de la raffinerie, a confié avoir entendu une puissante détonation peu après 10h, alors qu’elle préparait le repas de l’Action de grâce.

«Toute ma maison a tremblé, a rapporté la femme de 34 ans. Je pensais que mon fourneau avait explosé.»

Comme d’autres personnes du matin de l’Action de grâce, Gordon Dalzell a été choqué par l’explosion initiale.

«Notre maison tremblait réellement, nos fenêtres, nous pouvions sentir l’impact direct de l’explosion dans notre maison. Bien sûr, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour découvrir qu’un très lourd panache noir s’élevait au-dessus du site», a-t-il déclaré.

«Nous pensions qu’il allait falloir évacuer et emmener la dinde avec nous.»

Michael Steeves a déclaré qu’il conduisait à environ un kilomètre lorsqu’il a vu les flammes atteindre jusqu’à 100 pieds dans les airs. Il a ajouté que l’incident lui rappelait un événement similaire à la fin des années 90, lorsque la même raffinerie avait subi une explosion similaire qui avait coûté la vie à une personne.

«Rien que de voir les nuages ​​et la zone qui ont fermée qu’ils ont fermé, cela semble être un niveau d’événement assez similaire», a-t-il déclaré.

Plusieurs premiers répondants restent sur place pour surveiller la situation. Quatre sections de rue sont toujours fermées à la circulation, mais les autorités n’ont pas demandé aux résidents de ce quartier d’évacuer.

En effet, le feu est resté cantonné à une seule section de l’installation. Selon les premiers tests, la qualité de l’air n’est pas altérée. La Force policière de Saint-Jean demande toutefois aux gens de ne pas approcher de la zone et invite les résidents habitant à proximité à rester chez eux.

Le personnel a été évacué du site et les activités de la raffinerie ont été interrompues.

3000 travailleurs

L’installation, située à proximité de plusieurs quartiers résidentiels, produit chaque jour plus de 320 000 barils de produits pétroliers. Il s’agit de la plus grosse raffinerie au pays. Près de 3000 personnes devaient y travailler au cours de la journée.

Vers 14h, Irving Oil a indiqué que les personnes blessées étaient des travailleurs indépendants. Ils participaient à la rénovation de la raffinerie.

«Nous découvrons maintenant que tous les employés et sous-traitants travaillant sur le site ont été recensés comme étant en sécurité. Plusieurs employés de nos sous-traitants sont traités pour des blessures ne mettant pas leur vie en danger dans le cadre de cet incident.»

L’origine de l’incident est encore indéterminée. «Il est encore trop tôt pour dire ce qui a causé cet incident», déclare Kevin Scott.

Le porte-parole d’Irving Oil s’est voulu rassurant.

«Nous nous concentrons sur la sécurité chaque jour, c’est un événement malheureux, mais c’est heureusement un événement très rare. Nous continuons d’enquêter pour comprendre ce qui s’est mal passé», assure-t-il.

«Ç’a été une journée difficile pour nous mais nous sommes soulagés de voir comment les choses ont tourné.»

En 1998, une explosion avait causé la mort d’un travailleur de la raffinerie, William Hackett.

  • Avec des extraits de la Presse canadienne