Négociations à Fredericton: pas d’entente pour les verts

Les négociations entre les députés verts et les deux partis traditionnels sont dans une impasse.

Les élus du Parti vert ont annoncé mercredi après midi qu’ils n’avaient pas pu s’entendre avec le Parti libéral ou le Parti progressiste-conservateur.

Les trois députés verts décideront donc d’appuyer ou de rejeter le discours du Trône du gouvernement seulement après qu’il aura été déposé.

Au lieu d’un accord avec l’un des principaux partis, David Coon, Megan Mitton et Kevin Arseneau ont présenté une déclaration d’intention qu’ils espèrent faire signer par l’ensemble des députés pour assurer le bon fonctionnement de l’Assemblée législative lorsqu’elle sera convoquée, le 23 octobre.

L’entente de collaboration «fondée sur des valeurs partagées» prévoit que les députés s’engagent «à trouver un terrain d’entente» qui respecte les droits des peuples autochtones, «l’égalité réelle des communautés linguistiques», le droit à un environnement sain et «l’autonomie de l’Assemblée législative».

Les verts mettent notamment fin aux négociations avec le Parti progressiste-conservateur parce que l’équipe de Blaine Higgs refuse de signer une entente formelle.

La collaboration avec le Parti libéral ne peut pas quant à elle mener à la formation d’un gouvernement, ont précisé les verts, puisqu’il manquerait toujours un député aux libéraux  pour avoir la majorité des voix à l’Assemblée.

Le chef du Parti libéral, Brian Gallant, a indiqué en point de presse, mercredi, que ses députés avaient décidé à l’unanimité de signer la déclaration du Parti vert.

Même si les discussions avec le Parti vert n’ont pas permis de conclure un accord formel, le premier ministre Gallant espère toujours compter sur l’appui des verts pour gouverner.

«Avec les trois députés verts qui ont indiqué leur ouverture à voter pour un discours du Trône progressiste qui respecterait leur déclaration d’intention, nous pensons pouvoir recevoir au moins 24 votes», a-t-il dit.