Ambulance NB: «2018 a été une très bonne année de recrutement»

D’ici la fin de l’année, Ambulance NB comptera un peu plus que 80 nouveaux travailleurs paramédicaux dans ses rangs. Ce sont de nouveaux effectifs qui devraient permettre à l’entreprise privée d’améliorer le service dans les deux langues officielles, estime le président de Services de santé Medavie, Richard Losier.

Aujourd’hui, le service ambulancier repose sur 980 travailleurs paramédicaux. Ambulance NB en a embauché 55 depuis le début de l’année et compte en recruter une trentaine d’autres en décembre.

«Ce sera une des plus grosses années d’embauche depuis très longtemps. Vraiment, 2018 a été une très bonne année de recrutement», a indiqué M. Losier en entrevue avec l’Acadie Nouvelle.

La division de Services de santé Medavie en avait enrôlé 55 en 2016 et 31 en 2017.

Au total, nous savons avec certitude que 302 (30,82%) des travailleurs paramédicaux sont bilingues chez Ambulance NB, que 274 (27,96%) sont considérés unilingues anglophones et que 50 (5,10%) sont unilingues francophones.

Quant aux 354 (36,12%) autres travailleurs paramédicaux, puisque les compétences linguistiques des employés sont seulement évaluées depuis 2014, ceux qui ont été recrutés avant cette date n’ont pas eu à passer l’examen du gouvernement provincial afin de tester leur niveau de connaissance des deux langues officielles.

«Avant, ça ce n’était pas obligatoire, donc on ne peut pas les forcer à être évalués», affirme M. Losier.

«Une chose qu’on sait pour sûr, c’est qu’il y en a 30,82% qui sont bilingues et c’est le minimum. Dans ceux qui ne sont pas testés, il y a sûrement des gens bilingues qui pourraient faire que le chiffre pourrait être plus élevé, mais ils ne sont pas évalués», a-t-il ajouté.

Qui est bilingue?

Comment savoir qui est bilingue? Les gestionnaires de quart savent qui est bilingue ou pas, selon le président.

«La façon que c’est réparti, les gestionnaires savent qui est bilingue et qui ne l’est pas. Ils comblent les sièges avec le personnel disponible.»

La priorité demeurent tout de même d’avoir une ambulance sur la route, et ce, même si un travailleur paramédical n’est pas disponible pour combler un quart de travail.

«Si la personne (le travailleur) bilingue est malade, on va s’assurer qu’il y ait des gens dans l’ambulance pour sauver des vies», a-t-il lancé.

Améliorer le service dans les deux langues officielles reste tout de même une grande priorité pour Ambulance NB qui révise son plan à cet effet.

«Nous sommes en train de travailler sur notre plan de bilinguisme. Nous sommes à le réviser en ce moment pour le mettre à jour. Ç’a avait été fait il y a quelque temps, avant que j’arrive, donc nous sommes en train de renouveler ça.»

Ambulance NB offre d’ailleurs des cours gratuits à ses travailleurs paramédicaux pour qu’ils puissent atteindre le niveau requis de bilinguisme (2+).

Il y a aussi des postes désignés bilingues partout dans la province, selon le président, que ce soit à Caraquet ou à St. Stephen, il doit avoir, dans la mesure du possible, au moins un employé bilingue dans l’ambulance.