Des ratés chez Ambulance NB: «Une tempête parfaite»

Les temps de réponse en milieu rural d’Ambulance NB sont encore pointés du doigt. Les deux ratés du week-end ont été causés par une «tempête parfaite» selon le responsable du déploiement des ressources du service ambulancier.

Vendredi, un cycliste a été happé par une voiture à Saint-Quentin. Aucune ambulance n’était disponible lors de l’accident. Le temps d’attente était évalué à plus de 40 minutes. Le temps de réponse standard d’Ambulance NB en milieu rural est de 22 minutes. Le blessé a été transporté à l’hôpital à bord d’un VUS avec l’aide d’une médecin et de témoins de l’accident.

À ce temps là de la journée, il y a normalement trois ambulances en service sur ce territoire, à Saint-Quentin, à Grand-Sault et à Saint-Léonard. Tous les véhicules étaient déjà affectés à d’autres appels. Le cas était similaire à Bertrand dans la Péninsule acadienne où des gens ont dû conduire eux-mêmes leur ami à l’hôpital.

«Celui-là, c’est parce que nous avons eu quatre appels en dedans d’une heure. Les appels étaient assez éloignés. On avait des ambulances assignées aux quatre appels, dont deux qui sont rentrés en même temps. Étant donné le nombre d’appels en fonction des ressources disponibles, il était impossible de les rencontrer en temps acceptable», a expliqué Michel Gravel, gérant principal des opérations pour le centre de gestion des communications médicales chez Ambulance NB.

Faut-il alors plus d’ambulances pour offrir une meilleure couverture en milieu rural?

«C’est relatif. Si j’ai une ambulance par communauté et que j’ai un appel, ma performance sera à 100%, mais si j’ai une ambulance par communauté et que je reçois deux appels, là je tombe à 50%. Le problème, c’est que nous avons eu des appels en même temps assez éloignés qui causent des délais», explique M. Gravel.

«C’était la tempête parfaite, c’est là qu’on se fait pogner», a-t-il ajouté.

En milieu urbain, le temps de réponse à un appel standard est de 9 minutes, en milieu rural, il est de 22 minutes M. Gravel laisse par contre entendre que les temps peuvent être plus longs lorsqu’on demeure en région plus éloignée.

«Il faut toujours tenir en ligne de compte où sont les appels. Si tu entres dans des régions rurales du Nouveau-Brunswick, tu peux avoir des temps d’attente prolongés quand tu restes vraiment rural. On s’entend que les stations sont situées dans des communautés.»

Dans la Péninsule acadienne, il y a des stations d’ambulances à Caraquet, Tracadie, Shippagan et Lamèque. Lorsque tous les véhicules sont occupés, comme dans le cas de Bertrand, d’autres régions peuvent offrir une couverture, dans ce cas-ci Néguac.