Les Néo-Brunswickois fumeraient moins de marijuana que les autres Canadiens

Statistique Canada révèle que la consommation de marijuana a été moins élevée au Nouveau-Brunswick que dans le reste du Canada sur une période de trois mois en 2018.

Quelque 13,8% des résidants du Nouveau-Brunswick ont déclaré avoir consommé du cannabis au troisième trimestre de 2018, ce qui représente des estimations moins élevées que la moyenne canadienne de 15,2%.

Ce taux atteignait près de 25% en Nouvelle-Écosse; 20% en Colombie-Britannique; 15,1% en Ontario et seulement 10,1% au Québec.

Statistique Canada souligne par ailleurs qu’environ les deux tiers des consommateurs occasionnels de cannabis au pays déclarent n’avoir rien dépensé au cours des trois derniers mois à ce chapitre, misant plutôt sur la «culture de partage» dans un «contexte social».

La plus récente série de données de l’enquête sur le cannabis réalisée par l’agence fédérale montre que 14% des «consommateurs occasionnels» ont dépensé entre 251$ et 500$ au cours des trois derniers mois, alors que 3% ont dépensé plus de 1000 $ pour leur cannabis.

Ces chiffres ne tiennent pas compte des Canadiens qui ont déclaré avoir consommé du cannabis tous les jours ou presque.

La fréquence de consommation de cannabis était d’autre part plus importante chez les hommes (18%) que chez les femmes (12%), et diminuait aussi avec l’âge: la consommation était deux fois plus élevée chez les Canadiens âgés de 15 à 24 ans (27%) que chez les 25 ans et plus.

Enfin, aux deuxième et troisième trimestres, 16% des jeunes de 15-24 ans ont déclaré avoir été passagers d’un véhicule conduit par quelqu’un qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédentes, soit quatre fois plus que chez les autres adultes canadiens.

Ces chiffres donnent l’image la plus détaillée à ce jour des habitudes de consommation des Canadiens pour une drogue qui sera légalisée mercredi.

«Afin de surveiller la consommation de cannabis avant et après la modification législative, Statistique Canada recueille des données tous les trois mois tout au long de 2018 et de 2019», indique l’agence.